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17 août 2026
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Bercy cherche 6 milliards d’euros : les retraites dans le viseur

Les pensions complémentaires Agirc-Arrco sont quant à elles déjà gelées, la valeur du point restant inchangée. Sur les paramètres structurels, la réforme des retraites de 2023 est suspendue jusqu’en janvier 2028 : l’âge légal est gelé à 62 ans et 9 mois et la durée de cotisation pour une retraite à taux plein à 170 trimestres, ce qui limite les marges de manœuvre à moyen terme.

18 milliards €
C’est le coût de la seule indexation des pensions sur l’inflation en 2024 — un montant supérieur à l’effort total d’économies que Bercy cherche aujourd’hui à réaliser sur l’ensemble du budget.

Un arbitrage politique explosif : pensions ou investissements d’avenir

Si le gouvernement choisit de préserver le niveau des pensions, il devra trouver les économies ailleurs — et le réflexe le plus courant consiste à comprimer les investissements d’avenir : transition énergétique, recherche, enseignement supérieur. « Généralement, ce sont les investissements d’avenir qui sont les plus sollicités lorsqu’il faut faire des efforts », observe Stéphanie Villers.

Un arbitrage politique explosif : pensions ou investissements d'avenir
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ce choix comporte son propre paradoxe : réduire les investissements publics freine la croissance à moyen terme, diminuant en retour les recettes fiscales qui financent précisément les retraites. Couper dans la transition énergétique ou la recherche aujourd’hui, c’est potentiellement creuser le déficit de demain pour équilibrer le budget d’aujourd’hui.

Du côté des ménages, la marge de manœuvre pour de nouveaux prélèvements est également très étroite. « Demander aux Français de faire des efforts supplémentaires pour baisser la dépense publique, ça va être compliqué », prévient l’économiste, dans un contexte où la hausse des prix de l’énergie pèse déjà lourdement sur le budget des familles. Sous-indexation des pensions, suppression d’avantages fiscaux ou gel de crédits d’investissement : chaque option implique un coût économique et social qu’il faudra assumer.

Les annonces des prochaines semaines diront où le gouvernement choisit de placer le curseur. Sous-indexer les pensions, plafonner l’abattement fiscal des retraités ou geler les investissements publics : aucune voie ne sera indolore, et chacune aura ses partisans comme ses opposants. Ce qui est certain, c’est que la réunion du 21 avril a marqué la fin d’une période de relative accalmie budgétaire. La question n’est plus de savoir si des économies seront réalisées sur les retraites, mais et comment elles le seront.

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