📌 Beurres de supermarché : l’UFC-Que Choisir révèle les produits ultratransformés à éviter et leurs additifs cachés
Posted 13 février 2026 by: Admin

L’UFC-Que Choisir Dévoile Les Beurres Ultratransformés À Bannir De Votre Cuisine
Le verdict de l’association de consommateurs ne laisse aucune place au doute : certains beurres vendus en grande surface relèvent davantage de la manipulation industrielle que de l’aliment traditionnel. Le beurre demi-sel léger 40% Les Croisés, commercialisé chez E.Leclerc, décroche la pire note du classement avec un score catastrophique de 10,4/20. Sa teneur en additifs et sa recherche d’arômes artificiels lui valent une appréciation « médiocre » sur plusieurs critères essentiels.
Plus troublant encore, le beurre doux Léger d’Elle & Vire obtient 12,6/20 et soulève une interrogation réglementaire majeure. « Pour la réglementation, le Léger doux d’Elle & Vire n’est pas un beurre », précise l’UFC-Que Choisir. La raison ? Une composition qui ne contient que 20% de matière grasse, le reste étant constitué d’eau et d’additifs destinés à « compenser le manque de goût et de couleur ». Ces substances artificielles visent à imiter l’apparence d’un véritable beurre, trompant ainsi le consommateur sur la nature réelle du produit qu’il achète.
« Dommage d’aboutir à un produit ultratransformé, alors que le client pense acheter un aliment basique », regrette l’association. Cette stratégie industrielle illustre une dérive généralisée : même les rayons beurre, symboles d’une tradition culinaire française, n’échappent plus à l’ultratransformation qui gangrène notre alimentation quotidienne.

La Composition Alarmante : 80% D’Eau Et D’Additifs Au Lieu De Beurre
Cette manipulation industrielle atteint son paroxysme avec le beurre doux Elle & Vire, dont la composition révèle une réalité dérangeante. Avec seulement 20% de matière grasse, ce produit ne respecte même pas les standards réglementaires d’un véritable beurre. Les 80% restants se composent principalement d’eau et d’une série d’additifs artificiels conçus pour reproduire les caractéristiques organoleptiques d’un beurre traditionnel.
L’UFC-Que Choisir dévoile que ces ajouts servent explicitement à « compenser le manque de goût et de couleur » inhérent à cette teneur dérisoire en matière laitière. Les industriels utilisent des émulsifiants, des stabilisants et des arômes de synthèse pour donner l’illusion d’authenticité. Cette pratique transforme un aliment naturellement simple en produit ultratransformé, multipliant les étapes de fabrication et les interventions chimiques.
La recherche d’arômes artificiels constitue un autre point noir du classement. Plusieurs références obtiennent une qualification « médiocre » sur ce critère, témoignant d’une stratégie assumée de camouflage. Les consommateurs se retrouvent ainsi à tartiner leurs biscottes avec un mélange d’eau additivée, vendu au prix et sous l’apparence d’un produit laitier traditionnel. Cette dérive touche aussi bien les marques distributeurs que certaines références nationales, démontrant que le prix n’est pas un indicateur fiable de qualité.

Trois Autres Beurres Épinglés Pour Leur Teneur En Sel Dangereuse
Au-delà des manipulations sur la matière grasse, l’UFC-Que Choisir cible plusieurs références pour leur teneur excessive en sel, un critère souvent minimisé par les consommateurs. Le beurre de baratte Isigny Sainte-Mère aux cristaux de sel de Guérande, malgré son positionnement premium et son origine normande, écope d’une note catastrophique de 10,5/20. L’association qualifie sa concentration en sodium de « mauvaise pour la santé » en cas de consommation régulière, battant en brèche l’image qualitative associée aux produits régionaux.
Le beurre demi-sel Montfleuri à teneur réduite en matières grasses (60%) obtient 10,6/20, sanctionné pour une dose de sel jugée préoccupante. La dégustation révèle un goût salé « médiocre », signe d’un déséquilibre entre réduction lipidique et compensation saline. Cette stratégie industrielle vise à renforcer artificiellement la sapidité d’un produit appauvri en matière grasse naturelle.
Le beurre doux Eco+ d’E.Leclerc à 60% de matières grasses complète ce trio avec une note de 12,8/20. L’association pointe une conformité « médiocre » entre l’affichage et la réalité de sa composition lipidique. Ces résultats démontrent que l’ultratransformation frappe tous les segments : des marques discount recherchant la rentabilité maximale aux produits de terroir exploitant leur image d’authenticité. Aucune catégorie tarifaire ne garantit désormais la qualité nutritionnelle attendue d’un aliment aussi élémentaire que le beurre.

Méthodologie Rigoureuse : 30 Consommateurs Et Dégustation À L’aveugle
Ces conclusions s’appuient sur un protocole d’évaluation exigeant mis en œuvre par l’UFC-Que Choisir. L’association a soumis 20 beurres doux et demi-sel vendus en supermarché à une dégustation à l’aveugle impliquant une trentaine de consommateurs. La présentation anonyme incluait aussi bien des marques nationales que des produits de distributeurs, éliminant tout biais lié à la notoriété ou au positionnement prix.
Les testeurs ont évalué chaque référence selon plusieurs critères objectifs : saveur, texture, couleur, présence d’additifs et conformité de l’étiquetage. Cette approche multicritère permet de mesurer non seulement les qualités organoleptiques, mais également la transparence des industriels et la réalité nutritionnelle des produits. L’analyse en laboratoire a complété les appréciations sensorielles en vérifiant précisément les teneurs en matières grasses, en sel et en additifs.
Le constat s’avère accablant. Aucune catégorie de beurre n’échappe à l’ultratransformation généralisée qui gangrène désormais notre alimentation quotidienne. Des beurres légers aux références premium, tous présentent des dérives : ajouts d’additifs, manipulation des teneurs lipidiques, excès de sodium. L’association révèle ainsi que même les produits perçus comme naturels et basiques subissent des transformations industrielles qui en altèrent profondément la composition initiale. Une réalité qui contraste radicalement avec l’image traditionnelle et authentique que véhicule encore le beurre dans l’imaginaire collectif français.










