Atteint au poumon, le jeune garçon est parvenu à se réfugier dans sa chambre. Ses cris ont alerté les voisins, qui ont aussitôt contacté la police et les secours. Quelques minutes plus tard, le père a tiré sur son fils cadet — endormi — avant de retourner l’arme contre lui-même. Les faits se sont produits aux alentours de 2h30 du matin le dimanche 10 mai.
L’enquête ouverte, l’aîné hors de danger après une opération
À leur arrivée sur les lieux, les secours ont découvert trois victimes. Le garçon de 7 ans était décédé. Le père, âgé de 37 ans, était mort d’une blessure par balle auto-infligée. L’adolescent de 16 ans a été transporté en urgence vers un hôpital.

Opéré en urgence d’une blessure au poumon, l’aîné n’était plus en danger de mort en fin de journée dimanche, selon les informations médicales disponibles. Les médecins ont indiqué que l’opération s’était bien passée.
Le parquet de Nancy a ouvert une enquête des chefs de tentative d’assassinat et d’homicide volontaire sur mineur de 15 ans. L’enquête a été confiée au commissariat de Pont-à-Mousson. Ces qualifications retenues par les magistrats reflètent la préméditation apparente des faits, matérialisée par la lettre et les somnifères administrés en amont.
Un drame familial survenu dans un contexte de séparation
Selon le parquet de Nancy, les faits se sont déroulés « dans un contexte de séparation ». Cette précision judiciaire, formulée dès les premières heures de l’enquête, constitue l’un des éléments centraux pour comprendre le mobile du drame.

Le père de 37 ans avait eu ses deux fils avec deux femmes différentes. Au moment des faits, la mère du garçon de 7 ans — l’enfant décédé — n’était pas présente au domicile. Les circonstances exactes de la situation conjugale et familiale n’ont pas encore été rendues publiques par les autorités.
L’enquête devra établir le contexte précis des relations familiales et déterminer si des signaux d’alerte avaient pu être perçus par l’entourage ou par des services sociaux dans les semaines précédant le drame.
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