
L’individu exige le contenu de la caisse, que les salariés lui remettent sans résistance, conformément aux consignes de sécurité en vigueur. Jusque-là, le scénario est malheureusement classique. Mais l’homme fait alors quelque chose d’inhabituel : il demande lui-même aux employés d’appeler la gendarmerie pour signaler le braquage en cours.
Un des salariés, depuis l’arrière-boutique, compose le 17. Le braqueur, lui, s’isole dans la boulangerie. Selon le responsable de l’établissement, il y restera seul une dizaine de minutes, jusqu’à l’arrivée des gendarmes.
L’échange de tirs fatal
Une patrouille de quatre gendarmes arrive rapidement sur les lieux. À leur approche, l’homme sort de la boulangerie, toujours armé. Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par le procureur de la République, il fait usage de son arme en direction des militaires, tirant plusieurs coups de feu.

Les gendarmes ripostent immédiatement. Le suspect est mortellement atteint. Les secours tentent de le réanimer par massage cardiaque, mais l’homme décède de ses blessures sur place. Aucun gendarme n’est blessé dans l’affrontement.
La zone est rapidement bouclée par les forces de l’ordre. Le secteur reste inaccessible pendant plusieurs heures, le temps que les premières constatations soient effectuées par les services compétents.
Une enquête ouverte sur deux fronts
Le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h, se rend rapidement sur place. Il tient à clarifier les conditions de l’intervention : « Ce n’est pas un assaut, les militaires ont répliqué à l’attaque », précise-t-il. Une formulation qui souligne que les gendarmes n’ont pas pris l’initiative de l’usage des armes, mais ont répondu à une menace directe.

Conformément à la procédure, deux enquêtes distinctes sont ouvertes en parallèle. La première porte sur le vol à main armée. La seconde, confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), a pour mission d’examiner les conditions dans lesquelles les militaires ont fait usage de leurs armes. Ce mécanisme de contrôle interne est systématiquement activé lorsqu’un tir de gendarme cause la mort.
La Section de recherches de Montpellier ainsi que des techniciens en identification criminelle sont également mobilisés sur les lieux. L’identité du suspect, âgé d’une trentaine d’années, n’est pas encore établie à l’heure où les investigations débutent.
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