Face à ces accusations, l’artiste de 66 ans maintient sa position. Il conteste toute « contrainte » et affirme n’avoir « jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel ». Il est à ce stade présumé innocent.
Une affaire révélée par deux enquêtes de presse
C’est Mediapart et le magazine ELLE qui ont mis au jour les premières accusations visant Patrick Bruel, en publiant des témoignages de femmes évoquant des faits d’une particulière gravité. Ces révélations ont déclenché une vague de prises de parole publiques et une mobilisation féministe inédite autour du chanteur. Patrick Bruel, présumé innocent, conteste l’ensemble des accusations portées contre lui.
Un rassemblement militant devant l’hôtel du chanteur
Ce dimanche 10 mai, le collectif Salon Féministe a choisi de se réunir devant l’hôtel appartenant à Patrick Bruel, situé à L’Isle-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse, pour rendre l’affaire visible sur le terrain.

D’après des images diffusées en story sur Instagram, plusieurs dizaines de personnes étaient présentes. Elles brandissaient des fumigènes violets, des pancartes et des banderoles. Parmi les messages affichés : « Violeur, on te voit ! » ou encore « Soutien aux femmes victimes de violences sexuelles ».
Selon RTL, l’objectif du rassemblement était de demander à la justice de « prendre en compte les femmes qui accusent Patrick Bruel » et de « s’emparer sérieusement du dossier ».
Une pétition signée par des milliers de personnes
Le rassemblement du 10 mai n’est pas la première action du collectif Salon Féministe. Dès la mi-avril, celui-ci avait lancé une pétition appelant à « annuler la venue de Patrick Bruel » dans toutes les villes où le chanteur devait se produire dans le cadre de sa tournée Alors Regarde 35.

Cette pétition a été cosignée par une cinquantaine d’artistes, de collectifs et d’associations féministes, dont NousToutes. Des personnalités comme Anna Mouglalis, Corinne Masiero, Pomme ou encore Anouk Grinberg figurent parmi les signataires.
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