L’organisme a procédé à l’exclusion systématique des variables sensibles : fini le ciblage fondé sur le niveau de revenus, le type de prestations perçues ou la localisation géographique. Cette purge des critères discriminants répond directement aux griefs formulés par les associations. La CAF affirme avoir adopté une « méthode explicable », privilégiant des indicateurs objectifs liés aux anomalies déclaratives plutôt qu’aux profils sociaux.
Dans son communiqué, la Cnaf justifie ce virage par « la prise en compte des risques de discrimination liés aux variables retenues ». Une formulation qui reconnaît implicitement les failles du système antérieur sans les nommer. La publication du code source constitue la garantie ultime de cette transparence revendiquée : permettre aux acteurs concernés de « mieux comprendre la logique générale de l’outil et d’éclairer le débat ».
Reste à vérifier si cette révolution méthodologique suffira à restaurer la confiance. Les associations, vigilantes, ont annoncé qu’elles analyseraient minutieusement ce code source désormais accessible. Car au-delà des promesses affichées, seule l’application concrète du nouvel algorithme révélera si la CAF a véritablement tourné la page de la surveillance discriminatoire.
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