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17 août 2026
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CAF : qui touche plus dès le 5 mai 2026 et qui devra attendre juin

La prime d’activité verra son montant forfaitaire de base progresser de 633,21 € à 638,28 € pour une personne seule. Au-delà de cette revalorisation de 0,8 %, une réforme distincte doit permettre à environ 3 millions de foyers de bénéficier d’un gain moyen supplémentaire de 50 € par mois, renforçant ainsi le soutien ciblé aux travailleurs aux revenus modestes.

Un coup de pouce réel, mais insuffisant face à l’érosion du pouvoir d’achat

Avec un taux de 0,8 %, cette revalorisation couvre à peine un tiers de la progression des prix, estimée à 2,2 % sur un an en avril 2026. En comparaison, le taux appliqué l’année précédente était de 1,7 % — déjà inférieur à l’inflation de l’époque. En termes réels, le pouvoir d’achat des allocataires continue donc de s’éroder malgré la hausse des montants versés.

Un coup de pouce réel, mais insuffisant face à l'érosion du pouvoir d'achat
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ce décalage pèse particulièrement sur les ménages modestes, qui consacrent entre 60 et 75 % de leur budget à des dépenses dites incompressibles : logement, énergie, alimentation, transports. Ces postes sont précisément ceux qui subissent les plus fortes hausses de prix, plaçant leur inflation personnelle structurellement au-dessus de la moyenne nationale.

Pour autant, ces quelques euros supplémentaires chaque mois ne sont pas anodins pour des foyers dont les marges budgétaires sont quasi nulles. La revalorisation annuelle reste l’un des rares mécanismes automatiques de protection du niveau de vie des plus vulnérables — même lorsque son niveau demeure en deçà de ce que l’inflation exigerait.

0,8 %
C’est le taux de revalorisation des prestations CAF en 2026, contre 1,7 % l’année précédente — pour une inflation qui atteint 2,2 % sur un an.

La revalorisation de 0,8 % des prestations de la CAF apporte un soulagement concret mais limité pour plusieurs millions de foyers français. Les bénéficiaires de l’AAH et des allocations familiales verront leurs droits augmenter dès le 5 mai 2026, tandis que les allocataires du RSA et de la prime d’activité devront attendre le mois de juin en raison du calcul trimestriel de leurs droits. Dans un contexte où l’inflation progresse près de trois fois plus vite que ces revalorisations, la question du maintien du pouvoir d’achat des ménages les plus modestes reste entière — et risque de s’imposer durablement dans le débat public.

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