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30 juin 2026

Canada : deux mères adoptives jugées pour la mort d’un garçon de 12 ans

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La procureure a rapporté une déclaration particulièrement glaçante du cadet : « Il était terrifié à l’idée de rentrer chez lui, parce que l’école était plus sécuritaire que sa maison. » Des vidéos produites au procès montrent par ailleurs que les deux enfants avaient constamment faim.

L’adoption au Canada : un suivi encadré mais perfectible

Au Canada, les enfants placés en famille d’adoption font l’objet d’un suivi par les Sociétés d’aide à l’enfance, organismes provinciaux chargés de veiller à leur bien-être. Dans la province de l’Ontario, ces structures disposent de prérogatives de visite à domicile, mais leur efficacité dépend en grande partie de la coopération des familles d’accueil. Cette affaire illustre les risques liés à l’absence de contrôles inopinés systématiques.

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Des messages glaçants et une justice trompée

Au cours du procès, des échanges de messages entre les deux épouses ont été versés au dossier. Ils démontrent, selon l’accusation, que Brandy Cooney et Becky Hamber éprouvaient de la haine envers les enfants qu’elles avaient adoptés et refusaient délibérément de leur porter secours.

Des messages glaçants et une justice trompée
Image d’illustration © Toptenplay

Ces éléments viennent renforcer la thèse du meurtre prémédité retenue par la justice canadienne, qui souligne le caractère intentionnel et prolongé des privations infligées aux deux garçons.

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Parallèlement, la procureure a insisté sur le fait que les deux accusées avaient tout mis en œuvre pour limiter leurs contacts avec la Société d’aide à l’enfance, exigeant notamment d’être prévenues à l’avance de toute visite des travailleurs sociaux. « Les travailleurs sociaux les ont crues sur parole », a-t-elle regretté à l’audience.

La protection de l’enfance en question

Cette affaire met en lumière de graves lacunes dans le suivi des enfants placés en famille d’adoption. Les deux accusées ont réussi pendant plusieurs années à tenir les services sociaux à l’écart, en conditionnant les visites à domicile à un préavis préalable.

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La protection de l'enfance en question
Image d’illustration © Toptenplay

La procureure a souligné que les travailleurs sociaux n’ont jamais pu constater la réalité de la situation, faute de visites inopinées. Cette faille dans le dispositif de contrôle a permis aux sévices de se poursuivre sans interruption de 2017 à 2022.

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