En bref
- —Plus de 1 300 décès en Europe
- —Environ 1 000 morts en France
- —Bilan définitif attendu plus tard
Plus de 1 300 décès en excès recensés depuis le 21 juin
Selon Science & Vie, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé dimanche 29 juin que plus de 1 300 décès en excès avaient été enregistrés en Europe depuis le début de l’épisode de chaleur. Le chiffre porte sur le continent européen et reste provisoire.

En France, Santé publique France estime qu’environ 1 000 morts supplémentaires ont été observés depuis le mercredi 24 juin. Là encore, l’article source précise que le bilan définitif ne pourra être établi que plusieurs semaines après la fin de la canicule, une fois les données nationales consolidées.
Ces décès sont qualifiés d’« en excès » parce qu’ils correspondent à une mortalité supérieure à ce qui serait attendu sur la période. Ce type d’évaluation demande du recul statistique, ce qui explique la prudence des autorités sanitaires.
Des températures de 3 à 10 °C au-dessus des normales
D’après le Centre climatique régional européen cité par Science & Vie, les températures ont dépassé les normales saisonnières de 3 à 10 °C dans de nombreux pays. La vague de chaleur serait partie de la péninsule Ibérique avant de remonter vers l’Europe de l’Ouest et centrale.

L’article source indique que la France a battu son record national de température moyenne quotidienne le 24 juin, avec 30 °C sur 24 heures selon Météo-France. En Espagne, l’AEMET a relevé 42,7 °C à Bilbao les 23 et 24 juin, un record pour juin selon la même source.
Au Royaume-Uni, le village de Santon Downham, dans le Suffolk, a enregistré 37,3 °C, présenté comme un record provisoire pour un mois de juin. Selon l’analyse citée dans l’article, au moins 191 millions d’Européens ont subi des températures supérieures à 35 °C lors du week-end des 28 et 29 juin.
Pourquoi le bilan peut encore changer
Les décès liés à la chaleur ne sont pas toujours identifiés immédiatement comme tels. Les autorités sanitaires doivent comparer la mortalité observée à la mortalité attendue, puis consolider les données après la fin de l’épisode.
85 % des décès supplémentaires concernent les 65 ans et plus
En France, Santé publique France précise, selon Science & Vie, que 85 % des décès supplémentaires concernent des personnes âgées de 65 ans et plus. Ce chiffre place les personnes âgées au centre de l’alerte de santé publique.

Le danger ne tient pas seulement aux pics de température dans la journée. Lachlan McIver, conseiller santé du Bureau conjoint Climat-Santé OMS-OMM, explique que lorsque les nuits restent chaudes, « le corps entre dans chaque nouvelle journée déjà stressé ».
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