La chaleur s’ajoute à un déficit de précipitations proche de 50 % en juin. Au 15 juillet, l’humidité moyenne des sols atteignait un niveau extrêmement bas et inédit aussi tôt dans l’été, inférieur à ceux observés aux mêmes dates en 1976, 2022 et 2025. Les orages annoncés devraient seulement apporter un répit localisé, une partie de l’eau risquant de ruisseler sur des terrains très secs.
Un été chaud à 70 %, sans prévision d’une nouvelle canicule
Pour la période allant de juillet à septembre, Météo-France estime à 70 % la probabilité d’un trimestre plus chaud que la normale en Europe occidentale, France comprise. Le scénario privilégié repose notamment sur des blocages anticycloniques plus fréquents dans l’ouest du continent.

Cette tendance saisonnière ne permet ni de dater ni de localiser un prochain épisode. Un trimestre plus chaud peut alterner des périodes très chaudes, des accalmies et des passages orageux sans nécessairement produire une nouvelle vague répondant aux critères nationaux. Le nombre, l’intensité et la géographie des épisodes ne sont pas prévisibles à trois mois.
Le risque sanitaire, lui, apparaît dès les premiers pics pour les personnes vulnérables et peut concerner toute la population lors d’une canicule sévère. Les personnes âgées ou isolées, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les malades chroniques, les personnes handicapées et les travailleurs exposés nécessitent une attention particulière lorsque les températures remontent.
Les prochaines sorties des modèles devront déterminer si la remontée chaude envisagée après le 20 juillet se confirme, s’atténue ou se décale. Les bulletins de Météo-France préciseront progressivement les températures, les régions concernées et la durée éventuelle de l’épisode. La capacité des orages à humidifier durablement les sols et l’évolution du danger d’incendie resteront également surveillées durant la seconde moitié du mois.
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