La priorité du gouvernement s’oriente vers la surveillance du marché. Sébastien Lecornu a annoncé « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service par la DGCCRF, déployés entre lundi et mercredi. L’objectif affiché : éviter les « hausses abusives des prix à la pompe » et traquer les profiteurs de crise.
Interrogée sur RTL, Maud Bregeon a fermé la porte aux dispositifs d’urgence : « Il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios. » Une réponse prudente qui tranche avec l’urgence ressentie par des millions de Français. La ministre déléguée à l’Énergie privilégie l’attente et l’observation plutôt que l’intervention directe.
Une nouvelle rencontre avec les distributeurs est programmée en fin de semaine, aux côtés de Roland Lescure, ministre de l’Économie. L’État mise sur la régulation et la pression sur les intermédiaires plutôt que sur le soutien financier aux consommateurs. Une stratégie qui place les distributeurs sous surveillance rapprochée, mais laisse les automobilistes seuls face à la facture.

Distributeurs Sous Pression : Abus Et Anticipations Dénoncés
La stratégie de surveillance gouvernementale vise directement les pratiques des stations-service. Maud Bregeon ne mâche pas ses mots : « Il y a évidemment des distributeurs qui jouent le jeu. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Mais il y a, de toute évidence, des prix qui ont été rehaussés trop tôt. »
L’accusation est claire. Certains acteurs auraient anticipé la hausse avant même que l’impact réel du baril à 100 dollars ne se répercute sur leurs coûts d’approvisionnement. Un comportement opportuniste que la ministre qualifie d’abus « dans certains cas ».
Cette rencontre prévue en fin de semaine avec Roland Lescure et les distributeurs servira de point d’étape décisif. L’exécutif attend les résultats des 500 contrôles lancés cette semaine pour établir un état des lieux précis. « Notre responsabilité, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’abus d’abord vis-à-vis des distributeurs et plus globalement de l’ensemble de la chaîne de valeur », insiste Maud Bregeon sur RTL.
Le message du gouvernement se veut dissuasif : « On n’hésitera pas à pointer du doigt ceux qui profiteraient de la situation. » Une menace qui vise autant à réguler le marché qu’à rassurer l’opinion publique face à la grogne montante.

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