Dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, marqué par un déficit public persistant, ces recettes représentent une manne dont l’exécutif ne peut se passer. Aucune mesure de baisse significative n’a été annoncée, contrairement aux dispositifs temporaires mis en place lors de précédentes crises. La remise à la pompe reste un souvenir de 2022, désormais révolu.
Cette inaction gouvernementale ne relève pas d’un oubli mais d’un arbitrage budgétaire assumé. Réduire la fiscalité énergétique créerait un manque à gagner impossible à compenser sans creuser davantage les comptes publics ou augmenter d’autres prélèvements. L’État choisit donc de préserver ses recettes, quitte à laisser les automobilistes absorber seuls le choc pétrolier.
Les conséquences de ce choix se profilent déjà. Si les tensions géopolitiques persistent, un prix durablement compris entre 2 € et 2,50 € le litre devient l’hypothèse la plus probable. Pour les entreprises, cette hausse érode les marges et complique la compétitivité. Pour les ménages, elle impose des arbitrages budgétaires douloureux, les charges énergétiques étant incompressibles pour se déplacer ou se chauffer.
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