
Patrick Pouyanné décrit une situation encore incomplètement normalisée: « On a toujours un problème pour acheminer des tankers vers le détroit d’Ormuz, tous les armateurs ne sont pas encore prêts à prendre le risque [d’y affréter des navires] ». Cette prudence des transporteurs limite le retour aux routes habituelles.
L’Agence France-Presse, citée dans l’article, ajoute qu’une partie du trafic reste difficile à mesurer car des pétroliers circulent avec leurs systèmes AIS désactivés. L’analyste Tamas Varga estime toutefois qu’une quantité importante de pétrole continue de passer, sans exclure de nouvelles hausses si la production ne suit pas.
Pourquoi Ormuz pèse sur les prix
Le détroit d’Ormuz relie les producteurs du Golfe aux grandes routes maritimes vers l’Europe et l’Asie. Quand ce passage ralentit, les tankers mettent plus de temps à livrer, les stocks se tendent et les carburants raffinés peuvent rester chers même si le baril baisse.
Le plafonnement à 1,99 euro reste sous condition
Pour les automobilistes français, l’horizon évoqué renvoie plutôt à octobre ou novembre 2026 avant de sentir pleinement une normalisation, selon l’article source. D’ici là, les stations doivent écouler des carburants achetés plus cher et les flux de tankers doivent reprendre un rythme plus direct.

NextPlz indique que TotalEnergies a prolongé un plafonnement à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,25 euros le litre pour le gazole. Selon LCP, cité par l’article, ce dispositif aurait déjà coûté environ 200 millions d’euros au groupe à la mi-juin 2026.
Patrick Pouyanné a toutefois prévenu qu’une surtaxe sur les « profits exceptionnels » pourrait entraîner la fin de ce plafonnement. Pour les ménages, cela ajoute une variable à surveiller, au même titre que les prix du pétrole, les trajets quotidiens, les péages ou l’assurance auto.

