Pourtant, cette mesure d’urgence peine à masquer l’ampleur du désastre. Le litre de diesel australien a explosé à 3,15 dollars australiens (environ 1,88 €), contre 1,50 dollar habituellement. Le carburant a doublé de prix, établissant un record historique pour le pays. Même avec l’aide gouvernementale, les conducteurs restent confrontés à des tarifs exorbitants.
Cette situation extrême révèle les limites des interventions étatiques face à une crise énergétique mondiale. Quand les prix s’envolent aussi brutalement, les mesures fiscales ne suffisent plus à protéger le pouvoir d’achat. Pour certains Australiens, cette réalité devient insupportable.
C’est précisément ce constat qui a poussé Bruce Dunne, artisan chauffagiste, à franchir le pas. Devant sa caméra TikTok, il témoigne de son refus catégorique : « Pour être poli, 3,15 $ le litre de ce jus de dinosaure, c’est du vol. »

La Révolte De Bruce Dunne : « Je Ne Paierai Pas Ce Prix »
Ce refus catégorique n’est pas resté lettre morte. La vidéo TikTok de Bruce Dunne a dépassé les deux millions de vues, révélant une exaspération partagée par des millions d’automobilistes. Son déclic ? Un plein à 500 dollars qui équivaut, comme il le souligne, au prix d’un vol aller-retour pour Bali. « Je me suis dit que c’était ridicule », raconte l’artisan chauffagiste.
Face à cette aberration, Bruce n’a pas manifesté dans la rue. Il a creusé la question et trouvé une alternative radicale : fabriquer son propre carburant. « J’espérais vraiment qu’on n’en arriverait pas là, mais nous voilà en train de fabriquer notre propre diesel », explique-t-il dans sa vidéo virale.
Sa méthode ? Récupérer gratuitement de l’huile de friture auprès de restaurants locaux. Pas de technologie complexe, juste du pragmatisme : il filtre l’huile usagée, la chauffe, puis la mélange avec du diesel conventionnel. « Pour l’instant, je fais moitié-moitié. Mais quand je n’aurai plus de gazole, je passerai probablement à 100 % huile », précise-t-il.
Cette solution artisanale interpelle autant qu’elle fascine. Derrière l’anecdote se dessine une question plus large : jusqu’où les automobilistes sont-ils prêts à aller pour contourner des prix qu’ils jugent injustifiables ? La réponse de Bruce résonne comme un pied de nez aux compagnies pétrolières.

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