
Rouler À L’Huile De Friture : Mode D’Emploi Et Cadre Légal
Cette débrouillardise pose néanmoins une question cruciale : est-ce légal ? En Australie, la loi autorise l’usage d’huile de friture comme carburant à titre personnel, mais interdit formellement sa commercialisation. Bruce Dunne le sait : « Ils ne peuvent pas m’empêcher d’utiliser ça pour ma propre voiture, mais je ne peux pas le vendre. »
Son processus reste rudimentaire mais efficace. Après avoir récupéré gratuitement l’huile usagée dans des restaurants, il la filtre pour éliminer les résidus alimentaires, la chauffe pour réduire sa viscosité, puis la mélange au diesel restant dans son réservoir. Ce ratio 50/50 lui permet de ménager son moteur tout en divisant drastiquement sa facture carburant.
À terme, il envisage de passer à 100% huile végétale. Une transition qui nécessiterait quelques adaptations mécaniques, mais techniquement réalisable sur de nombreux moteurs diesel. « Quand ils me croisent dans la rue et que ça sent la frite, qu’ils me laissent tranquille », conclut-il avec humour dans sa vidéo.
En France, cette pratique a longtemps constitué une infraction douanière. L’huile alimentaire n’était pas reconnue comme carburant homologué, exposant les contrevenants à des amendes lors de contrôles. Mais en juillet 2022, un amendement voté dans le cadre de la loi pouvoir d’achat a légalisé l’utilisation d’huile de friture usagée comme carburant. Une évolution législative qui pourrait bien inspirer d’autres automobilistes face à la flambée des prix.

