Depuis le début de 2026, 78 agents de la Ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, d’après les chiffres cités dans l’article source. Ce volume donne à l’affaire une dimension institutionnelle et explique pourquoi elle nourrit désormais des propositions politiques très dures.
### Ce que prévoit le droit français aujourd’hui
En droit français, la castration chimique n’est pas une mutilation physique. Service-public.fr la définit comme un traitement médical, aussi appelé traitement inhibiteur de libido, destiné à réduire la libido d’un délinquant sexuel. Ses effets cessent lorsque le traitement est arrêté.

Le dispositif peut être envisagé pour des auteurs d’infractions sexuelles, notamment dans le cadre d’un suivi socio-judiciaire, d’une libération conditionnelle, d’une surveillance judiciaire ou d’une surveillance de sûreté. Il suppose une expertise médicale et une injonction de soins prononcée par les juges.
Point essentiel : la castration chimique n’est pas ordonnée directement par la juridiction pénale. Selon Service-public.fr, elle est décidée par le médecin traitant de la personne condamnée à une injonction de soins. Sa mise en place nécessite le consentement de la personne condamnée, même si un refus peut entraîner des sanctions pénales.
La proposition de Bruno Retailleau rompt donc avec ce cadre, car elle vise explicitement une mesure possible sans accord de l’agresseur. Elle touche à la fois au droit pénal, au suivi des condamnés et aux règles de santé encadrant un traitement.
Pour comprendre
La castration chimique existe déjà en France sous la forme d’un traitement inhibiteur de libido. Elle s’inscrit dans un cadre médical et judiciaire précis, avec expertise, injonction de soins et consentement de la personne condamnée.
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