La fonctionnalité la plus sensible reste la reconstruction faciale 3D et le clonage de voix: le robot peut adopter le visage et le timbre d’un proche de confiance. Dans le cadre de son Human-Robot Companionship Initiative, UBTech prévoit d’offrir une centaine de robots U1 — modifiés pour les soins — à des personnes âgées vivant seules. Une démarche qui soulève autant de questions éthiques qu’émotionnelles, notamment sur le consentement et l’impact psychologique d’une telle substitution.
De 16 500 € à 130 000 €: précommandes ouvertes en Chine, Europe en attente de l’AI Act
La série U1 se décline en trois versions: le U1 Lite (format buste), le U1 Pro (corps complet) et le U1 Ultra (mouvements les plus fluides). Les tarifs s’échelonnent d’environ 119 800 yuans, soit autour de 16 500 €, jusqu’à près de 990 000 yuans, soit entre 120 000 et 130 000 € pour les modèles les plus avancés.

En Chine, les précommandes ont déjà dépassé 13 000 unités sur la plateforme JD.com, moyennant un acompte de 3 000 yuans. Les livraisons sont annoncées pour mi-septembre 2026 et réservées aux adultes. C’est un signal commercial fort pour un marché de la robotique compagnon encore peu établi à cette échelle.
En Europe, aucune date de commercialisation n’est annoncée. Un tel robot devrait composer avec l’AI Act européen, qui encadre strictement la reconnaissance des émotions, et avec la vigilance de la CNIL sur les données biométriques — visages, voix clonées et états émotionnels stockés au domicile constituent précisément les catégories de données les plus sensibles aux yeux du régulateur français.
Les livraisons chinoises du UBTech U1 sont attendues pour mi-septembre 2026, ce qui constituera le premier test grandeur nature du robot en conditions réelles. L’initiative Human-Robot Companionship, qui prévoit de distribuer une centaine d’unités à des personnes âgées isolées, devrait fournir des données concrètes sur l’acceptabilité et l’efficacité du dispositif. En Europe, la question de la conformité à l’AI Act — dont les dispositions sur la reconnaissance des émotions entrent progressivement en application — et le positionnement de la CNIL sur les données biométriques collectées au domicile restent entièrement ouvertes.
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