
L’article prend ce contexte français comme point de départ pour évoquer un établissement d’une tout autre ampleur : le CECOT, au Salvador. La comparaison ne vise pas à relativiser les difficultés françaises, mais à montrer jusqu’où peut aller une politique carcérale pensée d’abord comme instrument de sécurité.
En Europe, l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme interdit les traitements inhumains ou dégradants. Le cas salvadorien se situe dans un cadre très différent, marqué par l’état d’exception et par une lutte frontale contre les gangs, que le pouvoir présente comme une réponse à des années de violence.
Une mégaprison pensée pour 40 000 détenus
Le Centro de Confinamiento del Terrorismo, plus connu sous le sigle CECOT, est situé au Salvador. Inauguré en 2023, l’établissement a été présenté par les autorités comme une infrastructure hors norme, capable d’accueillir jusqu’à 40 000 prisonniers.

Le site est devenu l’une des vitrines internationales de Nayib Bukele. Le président salvadorien revendique une chute spectaculaire de la violence grâce à sa politique de répression des gangs. Dans cette stratégie, le CECOT sert à la fois de prison de haute sécurité et de message politique : l’État affirme qu’il reprend le contrôle.
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