À Melbourne, en Australie, une soirée pyjama ordinaire s’est terminée en drame pour la famille Haynes. Elsa, 13 ans, a inhalé les produits chimiques d’un déodorant en aérosol pour ressentir un effet comparable à celui de la drogue, avant de perdre connaissance. Huit jours plus tard, ses parents Andrea et Paul ont dû prendre la décision d’éteindre son assistance respiratoire.
En bref
- —Elsa, 13 ans, inhale un déodorant en aérosol lors d’une soirée pyjama
- —Cerveau endommagé après 8 jours d’hospitalisation à Melbourne
- —Ses parents décident d’éteindre l’assistance respiratoire
Une soirée pyjama à Melbourne qui tourne au drame
Tout commence comme une soirée banale entre adolescentes. Elsa Haynes, 13 ans, se rend chez une amie à Melbourne, en Australie, pour une soirée pyjama.

Au cours de la nuit, la jeune fille inhale les produits chimiques contenus dans un déodorant en aérosol. L’objectif, selon les informations rapportées par Marie France, est de provoquer un buzz temporaire comparable à l’effet de la drogue.
Rapidement, Elsa perd connaissance. Ses parents, Andrea et Paul Haynes, reçoivent un appel d’urgence leur demandant de venir chercher leur fille, qui avait été « chromée » — terme désignant l’inhalation volontaire de substances chimiques. Elle est immédiatement transportée à l’hôpital.
Qu’est-ce que le « chroming » ?
Le « chroming » consiste à inhaler volontairement des vapeurs de produits chimiques courants — déodorants, laques, solvants — pour ressentir un effet euphorisant rapide. Cette pratique, répandue chez certains adolescents, est particulièrement documentée en Australie. Elle peut provoquer en quelques secondes une perte de connaissance, des lésions cérébrales ou un arrêt cardiaque.
Huit jours d’hospitalisation et un cerveau endommagé de façon irréversible
Après son admission à l’hôpital, Elsa est maintenue sous assistance respiratoire. Pendant huit jours, ses parents restent à son chevet dans l’espoir d’une amélioration.

Au terme de cette période, les médecins leur annoncent que le cerveau de leur fille est endommagé. Aucun détail supplémentaire sur la nature précise des lésions n’a été communiqué publiquement, mais la conclusion médicale est sans appel pour la famille.
Paul Haynes décrit ces jours comme « la période la plus difficile et la plus traumatisante qu’un parent puisse traverser ». Il ajoute : « Nous n’avons pas dormi, nous avons à peine mangé, nous n’avons pas souri – nous ne sommes plus nous-mêmes ».
La décision dévastatrice d’éteindre l’assistance respiratoire
Face à l’absence de perspectives médicales, Andrea et Paul Haynes prennent la décision la plus douloureuse de leur vie. « À la fin, on a dû prendre la décision d’éteindre son assistance respiratoire », a confié Paul Haynes lors d’une émission australienne.

Avant cela, le père de famille fait venir toute la famille ainsi que les amis d’Elsa à l’hôpital pour lui dire au revoir. « C’était une chose très, très difficile à faire à une âme aussi jeune », témoigne-t-il.
Les derniers instants sont empreints d’une tendresse douloureuse. « On l’a mise sur un lit pour que nous puissions nous allonger avec elle. Nous l’avons câlinée jusqu’à la fin », raconte-t-il. Paul Haynes conclut : « C’était vraiment dévastateur, dévastateur pour toutes les personnes impliquées, tous ses amis aussi ».
Le « chroming », une pratique dangereuse qui touche les adolescents
Le terme « chroming » désigne l’inhalation volontaire de substances chimiques — produits ménagers, déodorants en aérosol, solvants — dans le but d’obtenir une sensation d’euphorie rapide. Cette pratique est documentée notamment en Australie et dans d’autres pays anglophones.

L’inhalation de ces produits peut provoquer une privation d’oxygène au cerveau, des troubles du rythme cardiaque et une perte de connaissance, parfois en quelques secondes. Le cas d’Elsa Haynes illustre la rapidité et la brutalité des conséquences possibles sur la santé d’un adolescent.
En témoignant publiquement lors d’une émission australienne, Paul Haynes a choisi de rendre visible ce drame pour alerter d’autres familles sur les risques liés à cette pratique.
Le témoignage de Paul Haynes a été diffusé lors d’une émission australienne, sans que la date de broadcast ni les suites judiciaires éventuelles n’aient été précisées dans les informations disponibles. La question de la responsabilité des autres adolescents présents lors de la soirée, ainsi que d’éventuelles mesures de prévention dans les établissements scolaires australiens, reste ouverte à ce stade.


