📌 Christine Kelly défend sa neutralité journalistique : « Je ne suis ni de droite, ni de gauche, juste journaliste »

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
Christine Kelly Face Aux Accusations : Une Journaliste Sous Le Feu Des Critiques
L’accusation frappe avec brutalité : Christine Kelly serait la « Noire de service » de CNews, simple faire-valoir destiné à blanchir la réputation d’une chaîne régulièrement pointée du doigt. Face à Marc Fourny du Point, la journaliste réagit sans détour : « Chacun pense ce qu’il veut, mais c’est évidemment très insultant ». Son indignation transpire dans chaque mot. Elle refuse catégoriquement cette lecture réductrice qui nie son parcours professionnel. « Je suis journaliste, j’ai fait mes preuves, je me suis battue pour en arriver là », martèle-t-elle avec fermeté.
La polémique révèle surtout un double standard racial particulièrement gênant. Christine Kelly pointe une incohérence flagrante : « On a dit que j’étais la Noire de service face à Zemmour, mais est-ce qu’on a critiqué la Blanche Léa Salamé qui était devant Zemmour ? » La question dérange. Pourquoi cette différence de traitement entre deux journalistes confrontées au même polémiste ? « On m’a juste insultée parce que j’étais face à lui », constate-t-elle amèrement. Elle rejette toute propagation de haine : « Je ne suis pas une sainte, mais de là à dire que je propage de la haine… Il faut le prouver ». Sa conclusion claque comme un manifeste : « Moi, je ne suis ni de droite, ni de gauche ». Cette affirmation de neutralité, pourtant, peine à convaincre ses contradicteurs.
La Revendication D’Une Neutralité Contestée
Cette affirmation de neutralité se heurte immédiatement au scepticisme. Marc Fourny ne dissimule pas son incrédulité : « Beaucoup vont avoir du mal à vous croire… ». La remarque touche juste. Comment croire à l’impartialité d’une journaliste sur une chaîne dont l’orientation éditoriale fait régulièrement polémique ? Christine Kelly oppose pourtant des arguments juridiques : elle rappelle l’obligation légale d’équilibre du temps de parole entre formations politiques que doivent respecter les chaînes d’information. Un cadre réglementaire strict qui, selon elle, garantit la pluralité des débats.
Au-delà des contraintes légales, la journaliste revendique une démarche professionnelle rigoureuse. « Je veux tenter la neutralité, je recherche l’objectivité », insiste-t-elle. Le choix des mots révèle toutefois une certaine prudence : « tenter » la neutralité plutôt que la garantir. Christine Kelly assume par ailleurs des valeurs personnelles qu’elle juge transpartisanes : « Je suis croyante, j’aime l’ordre et la sécurité, je n’ai pas envie de me faire agresser ». Des préoccupations qu’elle présente comme légitimes et partagées au-delà des clivages politiques. Sa boussole ? « J’aime la France, c’est ma seule boussole et c’est mon seul parti ». Un patriotisme revendiqué qui, loin d’apaiser les critiques, va bientôt alimenter une nouvelle controverse.
Des Valeurs Personnelles Présentées Comme Transpartisanes
Ce patriotisme affiché trouve pourtant ses limites dans les faits. Christine Kelly défend des convictions qu’elle juge universelles, mais qui portent une charge politique évidente. « Je suis croyante, j’aime l’ordre et la sécurité », affirme-t-elle sans détour. Des préoccupations légitimes, certes partagées par de nombreux Français. Mais leur formulation rappelle étrangement les thématiques privilégiées par une certaine droite conservatrice.
La journaliste tente néanmoins de dépolitiser son discours en invoquant le caractère transpartisan de ces valeurs. Sécurité, ordre, foi : autant de concepts qui traverseraient, selon elle, l’ensemble du spectre politique. Une argumentation fragile face à la réalité des débats publics actuels, où ces thèmes structurent précisément les clivages partisans.
Sa profession de foi patriotique achève ce positionnement stratégique : « J’aime la France, c’est ma seule boussole et c’est mon seul parti ». Une formule séduisante qui évacue toute appartenance politique au profit d’un engagement national présenté comme apolitique. Cette rhétorique du dépassement des clivages partisans par l’amour de la patrie résonne pourtant comme un discours idéologique en soi.
Cette tentative de neutralisation politique par l’invocation du patriotisme ne convainc guère ses détracteurs. D’autant qu’une séquence récente sur son plateau va spectaculairement contredire cette posture affichée.
La Séquence Polémique Du Chant Des Partisans : Dérapage Ou Ligne Éditoriale ?
Les actes trahissent souvent mieux que les mots. Le 14 octobre, Christine Kelly a célébré les cinq ans de Face à l’info par une séquence pour le moins déconcertante. Elle a qualifié ses téléspectateurs de « résistants » engagés dans un combat pour « la liberté d’expression ». La production a ensuite diffusé le Chant des Partisans, hymne sacré de la Résistance française contre l’occupation nazie.
Cette instrumentalisation de la mémoire collective a provoqué un tollé immédiat. Assimiler une chaîne privée détenue par Vincent Bolloré à une lutte héroïque contre le totalitarisme relève d’une manipulation symbolique difficilement défendable. Le parallèle établi entre critique médiatique et oppression fasciste franchit une ligne rouge mémorielle évidente.
La séquence a d’autant plus choqué qu’elle suivait la diffusion d’archives montrant Éric Zemmour sur le plateau. Cette mise en scène soigneusement orchestrée a renforcé les soupçons pesant sur l’orientation éditoriale de l’émission. Comment revendiquer la neutralité journalistique tout en s’autoproclamant résistante face à une prétendue censure ?
Les réseaux sociaux se sont immédiatement enflammés, dénonçant une récupération indécente de symboles historiques. Cette initiative contredit frontalement le discours apolitique défendu par la journaliste, révélant une stratégie de victimisation qui dépasse largement le cadre d’un simple pluralisme médiatique.










