Sur place, des cyclistes habitués de cet axe soulignent la dangerosité connue de certains virages de la RD 270. Un riverain venu se recueillir résume l’effroi : « Quand on voit le vide, c’est terrible. » La préfecture de l’Ardèche a ordonné la fermeture de la route jusqu’à nouvel ordre dans l’attente de la poursuite des investigations.
Une route sous surveillance
La RD 270 serpente dans la vallée de la Cance entre Sarras et Vernosc-lès-Annonay, une route de montagne étroite régulièrement empruntée par les cyclistes et les riverains. Des habitués de cet axe signalent depuis longtemps la dangerosité de plusieurs de ses virages. À la suite de l’accident du 1er mai, la préfecture de l’Ardèche a ordonné sa fermeture jusqu’à nouvel ordre, le temps que les investigations judiciaires se poursuivent.
Une communauté sous le choc : deuil et élan de solidarité
Face à l’ampleur du drame, les autorités ont rapidement mis en place un dispositif de soutien. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été activée et une association d’aide aux victimes mobilisée pour accompagner les cinq familles endeuillées dans les premiers jours.

Gwénaëlle Mas, mère de Yannick, a franchi un pas supplémentaire le dimanche 3 mai en lançant une cagnotte sur Leetchi. Son objectif : rassembler des fonds pour aider les cinq familles dans les démarches funéraires et l’accompagnement dans le deuil. « Qu’ils reposent en paix », conclut-elle dans son appel à la solidarité.
Dans les communes du Rhône touchées — Saint-Priest, Pusignan, Cailloux-sur-Fontaines —, l’onde de choc se propage auprès des voisins, des camarades de lycée et des membres des clubs de deux-roues que fréquentaient les cinq jeunes. Une solidarité silencieuse s’organise autour de familles plongées dans un deuil aussi soudain qu’impensable.
Cinq familles du Rhône font face à un deuil brutal, celui d’adolescents partis chercher un coin de baignade et jamais rentrés. L’enquête, confiée au parquet de Privas, devra établir avec précision les responsabilités dans cette tragédie qui a choqué bien au-delà de la vallée de la Cance. En attendant les résultats des analyses en cours, ce sont les portraits de Yannick, Antoine, Paris, Louis et Greg — jeunes, passionnés, sérieux selon leurs proches — qui restent gravés dans les mémoires.
Articles suggérés
1 600 € de retraite après 45 ans de cotisations: le coup de gueule d’un Espagnol
Juan Leo, retraité espagnol de la génération baby-boom, perçoit 1 600 euros de pension mensuelle après 45 ans de cotisations. Invité sur le plateau…

