L’affaire prend rapidement une dimension nationale aux États-Unis, mêlant célébrité, drame domestique et questions sur les circonstances exactes du tir fatal.
Qui était Spider Sabich ?
Vladimir « Spider » Sabich était un skieur alpin américain de renommée internationale, champion du circuit professionnel dans les années 1970. Sa mort à l’âge de 31 ans, dans des circonstances troubles, avait provoqué une onde de choc aux États-Unis, d’autant que l’affaire impliquait une personnalité du show-business très médiatisée.
Un procès sous haute tension, une peine allégée
La famille de Spider Sabich porte plainte et se constitue partie civile. Dans un premier temps, Claudine Longet risquait jusqu’à 10 ans de prison pour homicide.

Cependant, le déroulement judiciaire est entaché d’irrégularités : des perquisitions jugées illégales et une mauvaise gestion des preuves compliquent sérieusement l’instruction. L’affaire se règle finalement à l’amiable, et le jury reconnaît la chanteuse coupable d’homicide involontaire par négligence.
La peine prononcée est bien en deçà du maximum encouru : 30 jours de prison, deux ans de mise à l’épreuve et une amende de 250 dollars. Une condamnation jugée très clémente par une partie de l’opinion publique américaine.
Une retraite silencieuse et un engagement tenu jusqu’au bout
À l’issue du procès, Claudine Longet s’engage formellement à ne jamais parler publiquement de Spider Sabich ni de sa mort. Un engagement qu’elle respectera scrupuleusement jusqu’à la fin de sa vie.

Après le drame, elle s’installe à Hawaï avec Ronald Austin, l’un de ses avocats lors du procès, et ses enfants. Elle se retire progressivement de la vie publique et médiatique.

