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17 septembre 2026
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Clément Beaune à France Stratégie : 7000€ nets et un chauffeur, ce qu’il répond aux accusations d’emploi fictif

Sur le plateau de Pascal Praud, Beaune a dû clarifier une réalité institutionnelle plus nuancée : « Il y avait la fonction de Haut-commissaire au Plan, qui reste non payée. Et j’ai été nommé à une deuxième fonction pour faire la fusion des deux organismes. » Cette deuxième fonction, c’est celle de commissaire général de France Stratégie, un poste dont le titulaire précédent était bel et bien rémunéré.

L’homme politique ajoute : « Cette personne que je remplace était rémunérée, donc je serai rémunéré au maximum la même chose. » Un montage qui permet d’unifier deux structures tout en justifiant une rémunération substantielle par l’alignement sur une grille préexistante.

Cette architecture institutionnelle complexe brouille les frontières entre fonction honorifique et poste opérationnel. Si le titre de Haut-commissaire au Plan reste symboliquement bénévole, la réalité du salaire versé pour la direction de France Stratégie attise les critiques sur ce qui ressemble à un habile contournement des principes d’austérité affichés.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

7000€ Nets Et Chauffeur : Les Révélations Qui Enflamment Le Débat

Cette clarification sur les fonctions n’a pas suffi à apaiser les tensions. Sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, Clément Beaune a franchi un cap en dévoilant sans détour les chiffres de sa rémunération face à Charles Consigny.

« Je gagne 7 000 € net avant impôt. Avec un chauffeur juste pour les déplacements professionnels », a-t-il lâché, affichant une transparence rare dans le monde politique. Une révélation qui a immédiatement provoqué une réaction cinglante de son interlocuteur : « Je ne vois pas l’utilité du chauffeur. Je suis désolé, le chauffeur, je le supprime. »

Pour justifier ces avantages controversés, Beaune invoque la règle : « C’est une grille, on ne négocie pas notre salaire. » Un argument technique qui peine à convaincre dans un contexte où chaque euro dépensé fait l’objet d’un scrutin public exacerbé.

Le montant annoncé, rapporté au calendrier fiscal, représente un salaire brut mensuel conséquent pour la fonction publique. L’ajout du chauffeur, présenté comme nécessaire aux déplacements professionnels, cristallise l’irritation d’une partie de l’opinion qui y voit un privilège d’un autre temps, en totale contradiction avec les économies imposées ailleurs.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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