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11 septembre 2026
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CNews : Richard Millet contraint de s’excuser après des propos sur le physique et l’origine d’Aya Nakamura

Mais l’effet est déjà produit. Sur les réseaux sociaux, les premières captures d’écran circulent. Les internautes saluent le courage de Sarah Saldmann, tandis que d’autres pointent la responsabilité de la chaîne. Le débat culturel vient de céder la place à une confrontation en direct, et tout le monde comprend qu’un simple rappel à l’ordre ne suffira pas.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le Recadrage Officiel : Pascal Praud Exige Des Excuses

Moins d’une heure s’écoule. Pascal Praud reprend l’antenne, Richard Millet toujours face à lui. Cette fois, le ton a basculé. Plus de débat culturel, plus de légèreté. L’animateur sait que la séquence a déjà fait le tour des réseaux sociaux et que la responsabilité lui incombe. « Vous nous mettez en difficulté, nous, la chaîne et […] moi. Parce qu’après c’est moi qui suis responsable », déclare-t-il d’une voix posée mais ferme.

Le message est sans équivoque. En qualifiant les propos d’« inappropriés », Pascal Praud ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Il ne demande pas, il exige : « Je voudrais simplement que vous présentiez vos excuses à cette jeune femme ». La formulation est directe, presque solennelle. Sur le plateau, le silence s’installe. Richard Millet propose alors de quitter le plateau, comme pour échapper à la pression. Mais l’animateur ne lâche rien.

Cette gestion de crise en direct révèle une prise de responsabilité éditoriale inhabituelle. En mettant en jeu sa propre crédibilité, Pascal Praud tente de limiter les dégâts pour CNews, déjà régulièrement épinglée pour des dérapages à l’antenne. Mais la question demeure : ces excuses arrachées suffiront-elles à éteindre la polémique ?

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Justification Ratée Et Les Excuses Minimales

Acculé, Richard Millet tente une sortie par le haut. « J’ai été formé à cette école qui s’appelle celle de l’honnête homme », affirme-t-il, avant d’invoquer Boileau et sa fameuse maxime : « appeler un chat un chat ». La référence est claire : l’écrivain revendique une forme de franchise littéraire, celle qui refuse l’hypocrisie du langage. Mais sur un plateau télé, en 2026, cette défense sonne faux. Pire, elle aggrave son cas.

Car invoquer les codes de l’honnêteté classique pour justifier des propos jugés humiliants ne convainc personne. Sur les réseaux sociaux, la séquence devient virale en quelques minutes. Les internautes pointent le décalage entre une posture intellectuelle et une attaque personnelle gratuite. La culture comme alibi ne passe plus.

Finalement, sous la pression, Richard Millet lâche : « Je vous présente mes excuses et puis c’est tout ». Sèches, contraintes, sans nuance. Ces mots, prononcés du bout des lèvres, achèvent de révéler le malaise. Pas de regret formulé, pas d’adresse directe à Aya Nakamura, juste une excuse minimale pour clore l’incident. Pascal Praud hoche la tête, mais le silence qui suit en dit long.

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