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17 septembre 2026
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Colonisation française en Algérie : Ségolène Royal demande une reconnaissance officielle des conséquences dramatiques pour relancer le dialogue

L’ancienne ministre a été reçue par le président Abdelmadjid Tebboune en personne. Un signal fort qui illustre la volonté algérienne d’explorer des voies alternatives de dialogue. Royal a obtenu une autorisation exceptionnelle : rendre visite au journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné pour « apologie du terrorisme » et condamné à 7 ans de prison.

À part ses parents et le cardinal franco-algérien Jean-Paul Vesco, Gleizes n’avait reçu « aucune autre visite ». Royal annonce avoir « obtenu » son transfert près d’Alger, facilitant ainsi les contacts avec sa famille. Elle affirme également avoir « appuyé » la demande de grâce formulée par les proches du journaliste, qui fêtera ses 37 ans samedi prochain.

Selon Royal, Tebboune se montre prêt au dialogue « dès lors que le respect et la considération sont au rendez-vous ». Une formulation qui pose les conditions algériennes d’un éventuel dégel : la reconnaissance mutuelle plutôt que les ultimatums. Reste à savoir si cette diplomatie parallèle parviendra à débloquer une situation que les circuits traditionnels n’ont pu résoudre.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Les Racines Et Développements De La Crise Franco-Algérienne

Cette exigence de respect mutuel trouve son origine dans une rupture précise. À l’été 2024, Paris reconnaît un plan d’autonomie « sous souveraineté marocaine » pour le Sahara occidental. Un virage stratégique qui heurte frontalement Alger, soutien historique du mouvement indépendantiste Polisario.

La brèche diplomatique s’élargit rapidement en crise ouverte. L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est détenu puis libéré. Christophe Gleizes reste emprisonné. En France, un agent consulaire algérien est incarcéré, accusé d’implication dans l’enlèvement d’un influenceur. Chaque épisode alimente la spirale des tensions.

Le différend dépasse désormais la question saharienne. Il cristallise des rancœurs mémorielles, des intérêts géopolitiques contradictoires et des questions consulaires concrètes. Les reconduites d’Algériens en situation irrégulière, que Paris souhaite reprendre, s’ajoutent au contentieux. Le sort de Gleizes devient un baromètre de l’état des relations bilatérales.

Abdelmadjid Tebboune conditionne tout dialogue au « respect et à la considération ». Une formulation qui résume les attentes algériennes : reconnaissance historique, égalité de traitement diplomatique, fin des approches perçues comme néocoloniales. La question du Sahara occidental reste le nœud central, mais l’engrenage diplomatique englobe désormais l’ensemble des dossiers bilatéraux, transformant chaque incident en symbole d’une relation à réinventer.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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