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16 août 2026
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Comment Louis, 17 ans, a été attiré dans un piège fatal à Narbonne

La scène qui suit est filmée par les agresseurs eux-mêmes. On y voit plusieurs silhouettes s’acharner sur un corps recroquevillé au sol, à coups de pied et de poing. L’un des jeunes, accroupi au-dessus de Louis, vise particulièrement le visage, et ce longtemps.

Une vidéo envoyée à une connaissance, mais Louis introuvable pendant des heures

Dans la soirée du 19 juin, l’un des agresseurs envoie la séquence filmée à une connaissance. Choquée par ce qu’elle voit, celle-ci appelle immédiatement les secours. Mais la vidéo ne laisse apparaître ni rue ni enseigne reconnaissable.

Secouriste en gilet fluorescent sur un chantier à l'aube
Image d’illustration © Toptenplay

Les pompiers quadrillent Narbonne. En vain. Louis reste seul sur le béton froid du chantier, inconscient. Ce n’est que le samedi matin, peu après 9 heures, qu’un ouvrier le découvre enfin.

Le procureur de Narbonne, Jean-Philippe Rey, a décrit l’état du jeune homme à sa découverte : «de multiples hématomes au visage ainsi que divers saignements au niveau de la bouche et du nez». Louis respirait mal. Son visage était méconnaissable.

Louis, un adolescent suivi par l’ASE

Louis, 17 ans, était hébergé par l’Aide sociale à l’enfance dans une structure de Narbonne depuis quelques semaines seulement, à la demande de sa famille. L’ASE est le dispositif de protection de l’enfance géré par les départements, qui prend en charge des mineurs en situation de danger ou de difficulté familiale. Avant les faits, Louis avait déjà signalé des violences aux autorités à deux reprises, sans lien avec les suspects interpellés.

Transféré à Perpignan, Louis décède le 23 juin après quatre jours dans le coma

Pris en charge sur place, Louis est d’abord transporté à l’hôpital de Narbonne, puis transféré à celui de Perpignan en raison de la gravité de son état. Il y est plongé dans le coma. Il succombe à ses blessures le mardi 23 juin 2026.

Couloir d'hôpital vide avec civière, prise en charge médicale urgente
Image d’illustration © Toptenplay

Louis n’était à Narbonne que depuis quelques semaines. Il était hébergé provisoirement dans une structure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), «en accord avec les parents et à leur demande», a précisé Chloé Danillon.

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