Le procureur de Narbonne, Jean-Philippe Rey, a décrit l’état du jeune homme à sa découverte : «de multiples hématomes au visage ainsi que divers saignements au niveau de la bouche et du nez». Louis respirait mal. Son visage était méconnaissable.
Louis, un adolescent suivi par l’ASE
Louis, 17 ans, était hébergé par l’Aide sociale à l’enfance dans une structure de Narbonne depuis quelques semaines seulement, à la demande de sa famille. L’ASE est le dispositif de protection de l’enfance géré par les départements, qui prend en charge des mineurs en situation de danger ou de difficulté familiale. Avant les faits, Louis avait déjà signalé des violences aux autorités à deux reprises, sans lien avec les suspects interpellés.
Transféré à Perpignan, Louis décède le 23 juin après quatre jours dans le coma
Pris en charge sur place, Louis est d’abord transporté à l’hôpital de Narbonne, puis transféré à celui de Perpignan en raison de la gravité de son état. Il y est plongé dans le coma. Il succombe à ses blessures le mardi 23 juin 2026.

Louis n’était à Narbonne que depuis quelques semaines. Il était hébergé provisoirement dans une structure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), «en accord avec les parents et à leur demande», a précisé Chloé Danillon.
Le procureur a également rappelé que Louis avait déposé plainte le 11 mai pour des faits impliquant d’autres jeunes, «sans aucun lien avec les mis en examen». Le 12 juin, il s’était présenté dans une gendarmerie du Tarn pour «y dénoncer des faits de violences en réunion», sans finalement porter plainte.
Cinq mis en examen en détention, le mobile toujours inconnu selon le parquet
En recoupant les vidéos, les données de téléphonie et plusieurs témoignages, les enquêteurs remontent rapidement jusqu’à un groupe de jeunes. Cinq suspects âgés de 16 à 20 ans sont interpellés et mis en examen pour tentative d’assassinat. Tous sont placés en détention provisoire.

«Trois des mis en examen sont connus des services de l’ASE, mais aucun n’était placé au sein de la structure accueillant Louis», a précisé le procureur Jean-Philippe Rey.

