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30 juin 2026

Comment Louis, 17 ans, a été attiré dans un piège fatal à Narbonne

Louis avait 17 ans quand il a été attiré dans un guet-apens sur un chantier du quai d’Alsace, à Narbonne, dans la nuit du 19 au 20 juin 2026. Retrouvé inconscient au petit matin, il est décédé quatre jours plus tard à l’hôpital de Perpignan. Cinq jeunes âgés de 16 à 20 ans ont depuis été mis en examen et placés en détention provisoire.

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En bref

  • Louis, 17 ans, décédé le 23 juin après un lynchage filmé
  • Cinq suspects de 16 à 20 ans en détention provisoire
  • Le mobile reste inconnu, tout lien racial exclu par le parquet

Un faux rendez-vous en centre-ville pour l’attirer loin des regards

Selon les enquêteurs, tout commence par une convocation qui ressemble à un rendez-vous ordinaire. Louis est invité en centre-ville de Narbonne, près du parvis de la médiathèque. Le prétexte serait fallacieux : l’un des jeunes mis en cause aurait eu un différend avec lui.

Chantier désert la nuit au bord d'un canal, palissades en bois
Image d’illustration © Toptenplay

Le groupe l’entraîne ensuite à pied vers le quai d’Alsace, jusqu’à un chantier désert, loin des passants et des caméras. C’est là que le piège se referme. Louis se retrouve isolé, sans possibilité de fuir.

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La scène qui suit est filmée par les agresseurs eux-mêmes. On y voit plusieurs silhouettes s’acharner sur un corps recroquevillé au sol, à coups de pied et de poing. L’un des jeunes, accroupi au-dessus de Louis, vise particulièrement le visage, et ce longtemps.

Une vidéo envoyée à une connaissance, mais Louis introuvable pendant des heures

Dans la soirée du 19 juin, l’un des agresseurs envoie la séquence filmée à une connaissance. Choquée par ce qu’elle voit, celle-ci appelle immédiatement les secours. Mais la vidéo ne laisse apparaître ni rue ni enseigne reconnaissable.

Secouriste en gilet fluorescent sur un chantier à l'aube
Image d’illustration © Toptenplay

Les pompiers quadrillent Narbonne. En vain. Louis reste seul sur le béton froid du chantier, inconscient. Ce n’est que le samedi matin, peu après 9 heures, qu’un ouvrier le découvre enfin.

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