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16 août 2026
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Congé de naissance 2026 : un troisième mois possible, à une condition pour les pères

L’indemnisation est fixée à 70 % du salaire net pour le premier mois, puis à 60 % pour le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Pour les travailleurs indépendants, une allocation journalière forfaitaire est calculée selon les mêmes proportions. Les salariés devront prévenir leur employeur au moins un mois à l’avance en précisant la date de départ et la durée souhaitée.

Le congé parental actuel : une logique différente

Jusqu’ici, le congé parental d’éducation (PreParE) permettait à un parent de suspendre son activité jusqu’aux 3 ans de l’enfant, mais avec une indemnisation très faible — environ 430 € par mois. Ce dispositif était massivement pris par les mères, ce qui renforçait les inégalités professionnelles sur le long terme. Le nouveau congé de naissance incarne une philosophie inverse : durée plus courte, indemnisation nettement plus élevée, et répartition encouragée entre les deux parents.

Le troisième mois : une extension conditionnée à l’engagement des pères

Le dispositif légalement acté n’est que la première étape. Le Haut-Commissariat au Plan, présidé par Clément Beaune, formule dans une note récente une recommandation allant plus loin : accorder un troisième mois de congé au couple, mais uniquement à condition que le père prenne effectivement au moins un mois de congé.

Le troisième mois : une extension conditionnée à l'engagement des pères
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette condition n’est pas anodine. Elle cherche à corriger une réalité persistante : aujourd’hui, quatre pères sur dix ne consomment pas l’intégralité de leurs droits au congé paternité. En subordonnant ce mois supplémentaire à l’implication réelle du second parent, le Haut-Commissariat entend transformer une incitation morale en levier concret.

Pour justifier ce choix, Clément Beaune cite le modèle suédois, où les congés non transférables entre conjoints ont démontré leur efficacité depuis plusieurs décennies. Le fait de réserver une part de congé à chaque parent — sans possibilité de la céder à l’autre — a significativement augmenté la participation des pères et contribué à réduire les inégalités professionnelles entre femmes et hommes.

L’objectif affiché est double : permettre aux mères de retrouver leur emploi dans de meilleures conditions, et instaurer un partage des charges domestiques dès les premiers jours de vie de l’enfant.

Un long chemin : l’évolution du congé paternité en France depuis 2002

Pour comprendre la portée de cette réforme, il faut la replacer dans une trajectoire longue. Au début des années 2000, les pères ne bénéficiaient que de trois jours payés par leur employeur à la naissance d’un enfant — une durée symbolique qui reflétait une conception très traditionnelle des rôles parentaux.

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