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7 juillet 2026

Corrida de Malaga : Ricardo Ortiz, 51 ans, tué par un taureau lors des préparatifs d’un hommage à Picasso

Cette reconversion révèle une réalité méconnue du grand public : derrière chaque corrida se cache tout un écosystème de professionnels aguerris, dont la discrétion n’enlève rien à l’exposition aux risques. Le drame de vendredi soir l’a cruellement démontré.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La « Corrida Picassiana » : Quand L’Art Rencontre La Tradition

C’est précisément pour un événement unique en son genre que Ricardo Ortiz préparait l’arène ce vendredi fatal. La « Corrida Picassiana », programmée le samedi saint, célèbre depuis des années la passion de Pablo Picasso pour la tauromachie, dans la ville même qui l’a vu naître.

Cette corrida thématique transcende le simple spectacle taurin pour devenir une manifestation culturelle à part entière. L’arène se transforme selon l’univers visuel du peintre : décorations inspirées de ses toiles, costumes des toreros réinterprétés à travers son prisme artistique, mise en scène qui dialogue avec son œuvre. Une fusion singulière entre patrimoine pictural et tradition tauromachique.

Car les toros constituent un thème majeur dans la production de Picasso, traversant plusieurs décennies de création. Le peintre, profondément marqué par les corridas de son enfance andalouse, a sans cesse revisité cet univers dans ses tableaux, gravures et céramiques. Cette fascination personnelle explique pourquoi Malaga perpétue cette corrida traditionnelle du samedi saint en son honneur.

L’ironie tragique veut que ce rendez-vous annuel, censé glorifier l’art et la tradition, ait été précédé par un drame qui rappelle la violence inhérente à cet univers. Une violence que Picasso lui-même capturait dans ses représentations de taureaux, alternant puissance brute et grâce mortelle.

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