Depuis le 19 décembre 2025, une discrète maison de Somain,…

Une Crèche Pour Poupées Qui Enflamme Les Réseaux Sociaux
Depuis le 19 décembre 2025, une discrète maison de Somain, dans le Nord, cristallise les passions sur internet. La vidéo du média « Sirènes », massivement relayée, a propulsé sous les projecteurs une initiative inédite : la première crèche française dédiée aux bébés reborn, ces poupées hyperréalistes conçues pour imiter à la perfection des nourrissons.
Derrière cette structure se tient Thérèse Dune, 56 ans, ancienne actrice pour adultes reconvertie en « nounou » d’un genre particulier. Chaque jour, elle accueille ces faux bébés confiés par leurs propriétaires, parfois déguisés en « parents », le temps d’une journée complète. Sur TikTok, le hashtag #RebornBaby cumule des millions de vues, révélant un phénomène longtemps resté confidentiel.
L’initiative divise radicalement. Entre fascination pour ce loisir émotionnel, tendresse devant l’attachement sincère des passionnés et malaise face à cette mise en scène du quotidien, la crèche de Thérèse devient le symbole d’une pratique hors normes. Un lieu où l’illusion franchit les portes du privé pour s’ancrer dans une routine assumée, professionnalisée et tarifée. Cette immersion dans un univers parallèle, soigneusement reconstitué, interroge autant qu’elle dérange.

Un Univers Parallèle Reproduit À L’Identique
L’intérieur de cette maison de Somain ne laisse aucune place à l’improvisation. Berceaux alignés, poussettes garées contre les murs, jouets d’éveil disposés sur des tapis moelleux : tout reproduit fidèlement l’environnement d’une micro-crèche traditionnelle. Selon Libération, les « parents » fournissent couches, vêtements de rechange et consignes détaillées, exactement comme pour de véritables nourrissons. Thérèse organise les journées avec le même sérieux professionnel qu’une auxiliaire de puériculture classique.
« Je me suis dit pourquoi on ferait pas des rencontres comme ça dans des crèches et puis garder même leur bébé », confie-t-elle pour expliquer la genèse du projet. Cette structure offre bien plus qu’un simple service de garde : elle devient un refuge émotionnel pour des propriétaires vivant leur passion en secret. Le cas d’une cliente illustre cette fonction libératrice. Après quinze années sans jamais oser sortir sa poupée en public, elle déambule désormais fièrement avec son landau dans ce sanctuaire.
Articles suggérés
195 € subtilisés, 19 ans d’ancienneté perdus: la justice valide le licenciement
Une caissière d'Auchan à Saragosse, en Espagne, a été licenciée sans indemnité après 19 ans de service, pour avoir soustrait 195 euros du portefeuille…

