
Le dispositif reste largement utilisé: la Drees recensait 535 000 assurés en cumul emploi-retraite en 2019. La même source rappelle que le cumul existe depuis 1945 et a déjà été modifié par les réformes de 2003 et de 2014.
C’est pourtant le rabotage entre 64 et 67 ans qui préoccupe Paul-Henri Antonmattei. « Jusque-là, c’est un dispositif qui fonctionne plutôt bien, il donne satisfaction », estime-t-il. En le restreignant, prévient-il, « on va avoir des personnes qui, faisant le constat qu’elles vont perdre, se tourneraient vers le travail dissimulé », avec pour conséquence « moins de cotisations sociales ». Il rappelle que les personnes concernées cumulent emploi et pension « pour avoir une rémunération plus importante et maintenir leur niveau de vie ».
Le décret fixant le seuil exact de revenus complémentaires au-delà duquel l’écrêtement s’applique entre 64 et 67 ans n’a pas encore été publié à ce stade: sa parution constituera la prochaine échéance réglementaire à surveiller. La question du travail non déclaré soulevée par Paul-Henri Antonmattei pourrait également alimenter les débats parlementaires à l’approche de l’entrée en vigueur, fixée au 1er janvier 2027.
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