
Les Origines Politiques D’Une Campagne De Désinformation
Derrière ces condamnations se cache une mécanique bien plus complexe qu’une simple vague de haine spontanée. Eric Dupond-Moretti a directement mis en cause l’extrême droite française comme origine de cette campagne de désinformation. « Tout ça, je le dis quand même, a été nourri par l’extrême droite française, d’abord », a-t-il affirmé sans détour sur France 5.
La rumeur n’est pas restée confinée aux frontières hexagonales. Elle a été exportée aux États-Unis, où l’influenceuse américaine Candace Owens l’a amplifiée auprès de millions d’abonnés. Cette figure controversée, proche des thèses de l’extrême droite américaine, entretient des liens notoires avec Marion Maréchal-Le Pen, créant ainsi un pont transatlantique entre mouvances politiques similaires.
Cette internationalisation a transformé une rumeur marginale en phénomène viral. Les commentaires de Candace Owens ont été « repris par les réseaux sociaux et, parfois même, par des médias grand public », selon l’avocat Dan Nardello. Ce relais médiatique a conféré une crédibilité factice à des accusations totalement infondées.
La dimension politique de cette affaire révèle comment les réseaux sociaux servent de caisse de résonance à des campagnes orchestrées. Ce qui touche « féminité, intimité et maternité » d’une femme devient un outil de déstabilisation politique, franchissant les océans pour mieux frapper.
Face à cette offensive internationale, le couple présidentiel a choisi de riposter par la voie judiciaire.
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