Cette offensive numérique a franchi toutes les limites de la décence. Pendant des années, la Première dame a dû vivre avec ces mensonges répétés en boucle sur les réseaux sociaux, repris parfois par des médias grand public. « On est chez les dingos », conclut Dupond-Moretti avec une franchise désarmante. Un constat qui mesure l’absurdité d’une situation où la vie privée d’une femme publique devient le terrain de jeu de théories complotistes sans fondement, transformant son quotidien en calvaire médiatique permanent.

Le Rôle De L’Extrême Droite Française Et Internationale Dans La Propagation
Cette descente aux enfers ne relève pas du hasard. Eric Dupond-Moretti identifie clairement les responsables : « Tout ça a été nourri par l’extrême droite française, d’abord ». Une accusation frontale qui désigne l’origine politique de cette campagne de désinformation orchestrée contre la Première dame.
La mécanique est implacable. Les rumeurs, initialement propagées en France par des cercles d’extrême droite, ont rapidement franchi l’Atlantique. « Tout ça a été exporté aux États-Unis, et tout cela a été diffusé par Mme Candace Owens », poursuit l’ancien ministre. L’influenceuse américaine, proche des thèses d’extrême droite et de Marion Maréchal-Le Pen, a amplifié ces accusations auprès de millions d’abonnés.
Cette alliance transatlantique a transformé une rumeur locale en phénomène viral mondial. Les réseaux sociaux ont servi de caisse de résonance, relayant ces théories complotistes à une vitesse fulgurante. Pire encore : certains médias grand public ont repris ces « informations », leur conférant une légitimité dangereuse.
Le circuit est désormais tracé : de l’extrême droite française à l’extrême droite américaine, une même stratégie visant à déstabiliser le couple présidentiel par des attaques personnelles d’une violence inouïe. Face à cette offensive internationale, le silence n’était plus une option.

La Contre-Offensive Judiciaire Du Couple Macron
Emmanuel et Brigitte Macron ont choisi la riposte. Après des années de rumeurs et d’attaques, le couple présidentiel a déposé une plainte pour diffamation contre Candace Owens, l’influenceuse américaine à l’origine de l’amplification internationale de ces accusations transphobes.
« Le président Macron et sa femme ne pouvaient pas rester silencieux », explique Dan Nardello, avocat du couple, dans les colonnes de l’Opinion. Cette décision marque un tournant stratégique : passer de la position défensive à l’offensive judiciaire. Une démarche qualifiée de « vraiment courageuse » par leur conseil.
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…

