Cette contrainte distingue nettement les femmes de certains coureurs masculins. « On ne peut pas faire comme les hommes, qui peuvent parfois se soulager sans descendre du vélo. Nous, c’est impossible », expliquait Séverine Eraud. La coupe des tenues et l’absence d’ouverture adaptée ajoutent une difficulté matérielle à la gestion de la santé des sportives.
100 francs suisses d’amende pour une coureuse en 2023
S’arrêter dans un emplacement trop exposé peut entraîner une sanction. Pendant la première étape du Tour de France Femmes 2023, la Néerlandaise Karlijn Swinkels avait reçu une amende de 100 francs suisses, alors équivalente à environ 104 euros, pour avoir uriné en public.

La sanction oblige les participantes à rechercher un lieu à l’écart, même lorsque le parcours offre peu de végétation ou que le public occupe les bas-côtés. Elles restent ainsi prises entre trois impératifs: ne pas perdre trop de temps, éviter les regards et respecter les décisions des commissaires.
Le sujet dépasse le seul peloton féminin. En juin 2026, de nouvelles pénalités infligées pour des pauses toilettes lors du Giro d’Italia Women ont relancé les interrogations sur l’application des règles de l’Union cycliste internationale. Les femmes sont toutefois davantage contraintes sur le plan pratique puisqu’elles ne peuvent pas se soulager en restant sur leur vélo.
La prochaine échéance sera le Tour de France Femmes 2026, organisé du 1er au 9 août entre Lausanne et Nice. L’application des sanctions, la création éventuelle de zones plus adaptées et l’évolution des tenues resteront particulièrement observées, alors que les récentes pénalités ont rouvert le débat sur des règles compatibles avec les besoins physiologiques d’une course longue.
Articles suggérés
Lisnard envoie une facture de 19,58 € à Attal pour plagiat d’idées
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à la présidentielle 2027, a publiquement accusé Gabriel Attal d'avoir repris ses idées sans le citer, lui…

