
Ce rendez-vous est distinct de l’entretien annuel d’évaluation classique. Il s’y ajoute et possède une vocation propre, centrée exclusivement sur la fin de parcours professionnel et les choix envisageables avant le départ à la retraite.
Plus l’entretien est anticipé, plus les aménagements peuvent être réfléchis et organisés dans de bonnes conditions, d’après les informations de Boursorama. Attendre d’avoir 59 ans et demi réduit mécaniquement la marge de manœuvre pour mettre en place des ajustements concrets.
Réduction du temps de travail, transmission : ce que l’entretien permet de négocier
Le Code du travail encadre le contenu de ces échanges. Les discussions doivent porter sur « les conditions de maintien dans l’emploi et les possibilités d’aménagements de fin de carrière », selon le texte de loi. En pratique, cela ouvre la porte à plusieurs types d’ajustements.

Pour certains salariés, cela peut signifier une réduction progressive de l’activité professionnelle : moins d’heures, allègement de la charge ou des responsabilités, meilleur équilibre avec la santé ou la vie personnelle. Pour d’autres, c’est l’occasion d’organiser la transmission de compétences avant un départ définitif.
Ces discussions formalisent ce qui relevait souvent, jusqu’ici, du non-dit ou de l’arrangement informel entre un salarié et son manager. L’entretien donne un cadre officiel à des sujets que beaucoup hésitaient à aborder, faute d’espace dédié.
Un droit que les salariés peuvent réclamer si l’employeur ne le propose pas
Le principal obstacle à ce dispositif est sa méconnaissance. Selon Boursorama, beaucoup de salariés n’ont jamais été informés de l’existence de ce droit. Certains employeurs tardent également à intégrer cette nouvelle obligation dans leurs pratiques.
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