
Aya, 11 ans, s’était arrêtée brièvement pour demander de l’aide à une camarade : un lacet à renouer. Un geste sans urgence, mais suffisant pour que le groupe les dépasse. Les accompagnateurs ont refermé la marche sans remarquer leur absence, et le bus a démarré, persuadé d’avoir tous les élèves à bord.
Les deux fillettes ont tenté de courir derrière le car, mais il était déjà trop loin. Elles se sont retrouvées seules sur le trottoir, à Audincourt, sans adulte et sans moyen d’alerter rapidement l’école.
«On a une mauvaise nouvelle» : l’appel qui a plongé une mère dans l’angoisse
Il était un peu plus de 11 h 20 lorsque le téléphone de Rizlaine a sonné. À l’autre bout du fil, la directrice de l’école. La voix était hésitante, le ton grave : «Avez-vous eu Aya au téléphone ?» Puis vient la phrase redoutée, rapportée par France 3 Bourgogne-Franche-Comté : «On a une mauvaise nouvelle pour vous, on l’a oublié au cinéma.»

Rizlaine s’est aussitôt précipitée vers l’école. Arrivée sur place, elle a tenté de garder son calme, mais l’inquiétude était trop forte. «Ma fille, c’est toute ma vie. S’il lui était arrivé quelque chose, je ne m’en serais pas remise», a-t-elle confié.
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