Le vendredi 13 mars, rien ne laisse présager le drame….

Les Dernières Heures D’Ascane Avant Sa Disparition
Le vendredi 13 mars, rien ne laisse présager le drame. Ascane se rend chez ses parents dans le quartier Vauban, au 6e arrondissement de Marseille, pour récupérer Taya, la chienne familiale. Elle l’emmène au parc Henri Fabre pour une promenade qui semble parfaitement ordinaire. Trois heures plus tard, elle repasse au domicile parental. « Elle était ravie de son après-midi et toute guillerette », confie son père. Ce sera leur dernier échange.
Sa colocataire de l’appartement rue Paradis, absente ce week-end-là, ne constate sa disparition qu’à son retour. Entre-temps, Ascane s’est volatilisée sans laisser de trace. Les réquisitions bancaires révèlent un dernier achat dans un supermarché le 14 mars. Depuis, sa carte bleue n’a jamais été utilisée. Partie sans affaires personnelles, la jeune femme de 23 ans semble avoir quitté son quotidien sans préparation apparente.
Ce contraste saisissant entre la normalité de cette journée printanière et le silence qui a suivi interpelle les enquêteurs. Douze jours se sont écoulés. Le parquet de Marseille a qualifié cette disparition d’« inquiétante ». Du quartier bourgeois de Vauban à la Plaine où gravitent ses amis, tous scrutent désormais leurs téléphones dans l’espoir d’une nouvelle, d’un signe de vie. La reconstitution minutieuse de ses derniers mouvements devient l’obsession d’une famille qui refuse de baisser les bras.

Le Parcours D’Une Jeune Femme En Quête D’Identité
Derrière cette disparition se dessine un parcours chaotique. Élève brillante au lycée Notre-Dame-de-France, Marie-Cécile semblait promise à un avenir sans nuages. Elle intègre la prépa vétérinaire du lycée Thiers, investissant toute son énergie dans ce projet qu’elle considérait comme son destin. L’échec de sa première année la fait basculer. « C’était son projet de vie. Elle n’est pas arrivée à rebondir ensuite », reconnaissent ses parents.
La jeune femme change alors radicalement de trajectoire. Proche de la communauté LGBTQIA+ du Cours Julien, elle entame une transition de genre progressive, jusqu’à obtenir officiellement le prénom Ascane. Elle suit un traitement hormonal et explique à sa famille se sentir « l’un et l’autre ». Un bouleversement que ses parents et ses trois frères absorbent difficilement, même s’ils assurent avoir accepté ce choix. « On n’abordait pas trop le sujet », admettent-ils.
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