Pourquoi aucune alerte enlèvement n’a-t-elle été déclenchée ?
L’absence d’alerte enlèvement dans cette affaire interpelle. Me Dorothée Delvallez, avocate du père, apporte une explication : « Les magistrats qui se sont penchés sur la situation de Calyopé ont considéré qu’elle n’était pas en danger physique, on a considéré qu’elle était en danger moral ».

Le dispositif d’alerte enlèvement en France est soumis à des critères stricts, notamment la caractérisation d’un danger physique immédiat pour l’enfant. En l’espèce, les autorités judiciaires n’ont pas estimé que ces conditions étaient réunies.
Cette décision contraste avec la gravité des faits : une enfant soustraite à une décision de placement judiciaire, dont la trace a été perdue à l’étranger depuis plusieurs semaines.
Un père épuisé face à deux ans de démarches judiciaires
Jordan Belmère affirme avoir déposé près de 50 plaintes contre son ex-compagne au fil des années, sans parvenir à faire respecter ses droits parentaux pourtant reconnus lors du divorce.

Il décrit une situation de blocage systématique : « La maman de Calyopé a fermé son portail avec un cadenas et une chaîne et a dit : ‘Non, Calyopé, tu ne la verras qu’en ma présence et en la présence de sa grand-mère’ ». Il accuse également son ex-compagne d’avoir « conditionné » la fillette pour qu’elle ne le voie plus.
Une information judiciaire a finalement été ouverte à l’encontre de la mère pour « non-représentation d’enfant en récidive ». L’avocate de cette dernière, contactée par M6, n’a pas souhaité s’exprimer sur l’affaire.

