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20 juin 2026

«Écoutez-moi» : Macron recadre Caroline Roux en direct sur France 2

Le jeudi 18 juin, Emmanuel Macron était l’invité de Caroline Roux dans l’émission L’Événement sur France 2. Au cours d’un échange sur la situation au Proche-Orient, le président de la République a brusquement interrompu la journaliste après qu’elle lui a coupé la parole, lui lançant un «Écoutez-moi !» devant les téléspectateurs.

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En bref

  • Macron invité de France 2 le 18 juin sur la géopolitique mondiale
  • Altercation en direct sur le dossier libanais avec Caroline Roux
  • «Si vous avez réponse à tout, je vous laisse à vos affaires»

Un entretien sur la géopolitique mondiale, du G7 au Proche-Orient

Emmanuel Macron s’est prêté à l’exercice de l’interview télévisée le 18 juin sur France 2, dans L’Événement animé par Caroline Roux. L’agenda était chargé : l’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran, la situation dans le détroit d’Ormuz, les enjeux économiques autour du G7, et la situation entre Israël et le Liban.

Plateau de télévision avec deux fauteuils face à face sous les projecteurs
Image d’illustration © Toptenplay

C’est précisément sur ce dernier point, le dossier libanais, que l’échange a dégénéré. Le président développait sa vision d’une reprise en main du territoire et du désarmement du Hezbollah au profit des forces armées libanaises, quand la journaliste l’a interrompu.

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Quatre grands dossiers géopolitiques étaient au programme de l’entretien : l’accord États-Unis/Iran, le détroit d’Ormuz, le G7 et la situation Israël/Liban.

«Écoutez-moi !» : le moment où Macron perd patience à l’antenne

Le président expliquait son plan pour le Liban : «Là, on va travailler avec les États-Unis, avec le Liban, avec Israël, pour construire la reprise en main du territoire, la reprise en mains, aussi des armes du Hezbollah, pour les forces armées libanaises, mais pour ça…» Caroline Roux l’a alors coupé d’un «Oui, mais…».

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Silhouette d'un homme en costume face à des micros lors d'une prise de parole officielle
Image d’illustration © Toptenplay

Macron ne l’a pas laissée poursuivre. «Écoutez-moi !», a-t-il lancé, visiblement agacé. Puis, sur un ton plus tranchant : «Si vous avez réponse à tout ou des doutes sur tout, je vous laisse à vos affaires.» La journaliste, déstabilisée, a tenté de désamorcer : «Pas du tout monsieur le président.»

Un format sous tension pour l’Élysée

Les interviews en direct constituent un exercice délicat pour les chefs d’État, qui ne maîtrisent ni le rythme ni les interruptions. Emmanuel Macron a déjà été critiqué par le passé pour son rapport parfois autoritaire aux journalistes lors de ce type d’échanges télévisés.

«Il faut que vous ayez la patience» : Macron conclut et reprend le fil

Le président n’a pas non plus accueilli les excuses de la journaliste. Il a conclu l’altercation par cette formule : «Il faut que vous ayez la patience et qu’on ait l’humilité collectivement de se dire qu’est-ce qu’on fait concrètement.»

Mains d'une journaliste tenant un carnet lors d'une interview télévisée
Image d’illustration © Toptenplay

Immédiatement après, Macron a repris son développement comme si l’incident n’avait pas eu lieu. «Donc sur le Liban, on va reprendre les choses et on va mobiliser les financements de la région et de la communauté internationale pour aider ses forces armées libanaises», a-t-il enchaîné, sans marquer de pause.

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Un G7 à Évian en toile de fond d’une interview sous tension

L’entretien s’inscrivait dans un contexte diplomatique dense : le G7 était réuni au moment de la diffusion, et plusieurs dossiers internationaux majeurs — accord américano-iranien, tensions en mer d’Ormuz, situation au Proche-Orient — étaient à l’ordre du jour de la présidence française.

Salle de conférence diplomatique avec drapeaux internationaux pour le G7
Image d’illustration © Toptenplay

C’est dans ce cadre que Macron a choisi France 2 pour s’exprimer, un format d’interview en direct qui laisse peu de place à la maîtrise totale du message. L’échange avec Caroline Roux a rapidement illustré les limites de cet exercice pour un chef d’État habitué à dérouler ses argumentaires sans interruption.

L’échange entre Emmanuel Macron et Caroline Roux devrait alimenter le débat sur les conditions dans lesquelles les journalistes peuvent interroger le chef de l’État en direct. La question du dossier libanais, au cœur de la tension, reste entière : les modalités concrètes du financement international évoqué par Macron et le calendrier de désarmement du Hezbollah n’ont pas été précisés lors de l’émission.

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