Un passé marqué par les traumatismes, avant le drame de 1980
Pour comprendre le parcours de Marianne Bachmeier, la source rappelle une enfance et une jeunesse particulièrement éprouvantes. Son père avait été membre de la Waffen-SS. En grandissant, elle a subi plusieurs viols et est tombée enceinte une première fois à 16 ans, puis une seconde fois à 18 ans. Elle a choisi de donner ces deux enfants en adoption.

C’est son troisième enfant, Ana, née en 1973, qu’elle a décidé de garder et d’élever seule. La petite fille avait sept ans lorsqu’elle a été enlevée et tuée par Klaus Grabowski en mai 1980.
Ce contexte biographique a été largement évoqué lors des débats publics autour de l’affaire, sans pour autant trancher la question juridique de la légitimité de son acte devant la loi.
L’affaire Bachmeier n’a jamais fait l’objet d’une révision judiciaire officielle en Allemagne. La question de la préméditation, avouée par Marianne Bachmeier elle-même en 1995, n’a pas entraîné de nouvelles poursuites. Aucune échéance judiciaire n’est aujourd’hui ouverte. Le débat reste en revanche vivace dans l’espace public allemand : le sondage de l’Allensbach Institute, dont les résultats sont presque également répartis entre les trois positions, montre qu’aucun consensus ne s’est formé sur la juste mesure de la peine prononcée en 1981.
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