Suivez-nous
26 juin 2026

Enceinte de 7 mois en cellule de 9 m² sans clim : elle porte plainte

Publicité
9 m²
La superficie de la cellule dans laquelle Sarah B. a été renvoyée après son passage au CHU, sans climatisation, en plein épisode de canicule.

Plainte pénale, saisines institutionnelles et demande de mise en liberté

La plainte a été déposée auprès du procureur de la République pour l’infraction de mise en danger de la vie d’autrui. En parallèle, l’avocate a saisi la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté et la Défenseure des droits, deux autorités indépendantes chargées de surveiller les conditions de détention et le respect des droits fondamentaux.

Dépôt de plainte pénale pour mise en danger de la vie d'autrui, documents officiels
Image d’illustration © Toptenplay

Menya-Arab-Tigrine réclame en priorité la mise en liberté de sa cliente avant l’accouchement. À défaut, elle demande au minimum une cellule mieux ventilée, un accès permanent à l’eau fraîche et une surveillance médicale accrue. Une expertise médicale en urgence a également été sollicitée.

La détention provisoire de Sarah B. a été décidée par un juge des libertés et de la détention. C’est ce même juge qui devra se prononcer sur la demande de mise en liberté formulée par la défense à l’approche du terme.

L’administration répond et rappelle l’existence d’un quartier nursery à Orléans-Saran

L’administration pénitentiaire affirme que Sarah B. « bénéficie d’un suivi médical adapté à son état de grossesse » et rappelle que la prise en charge sanitaire des personnes détenues relève « exclusivement des soignants ». Elle ne confirme pas les griefs détaillés dans la plainte.

Publicité
Façade du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran, quartier nursery femmes détenues
Image d’illustration © Toptenplay

Le centre pénitentiaire d’Orléans-Saran dispose d’un quartier nursery permettant d’accueillir les mères avec leur bébé jusqu’aux 18 mois de l’enfant. L’accès à ce dispositif est toutefois conditionné à une décision de l’autorité judiciaire, et non à une simple demande de la détenue ou de son avocate.

Le juge des libertés et de la détention devra se prononcer sur la demande de mise en liberté de Sarah B. avant le terme fixé au 24 août. La plainte déposée auprès du procureur de la République pour mise en danger de la vie d’autrui suit désormais son cours, tandis que la saisine de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté et de la Défenseure des droits pourrait déboucher sur des recommandations officielles. La question d’une expertise médicale en urgence, réclamée par la défense, reste en suspens.

Publicité
Partager sur Facebook