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26 juin 2026

Enceinte de 7 mois en cellule de 9 m² sans clim : elle porte plainte

À sept mois de grossesse, Sarah B., détenue au centre pénitentiaire d’Orléans-Saran, a déposé une plainte pénale pour mise en danger de la vie d’autrui contre l’administration pénitentiaire. En pleine canicule, après une rupture partielle de la poche des eaux dans la nuit du 19 au 20 juin, elle a été renvoyée dans sa cellule de 9 m² sans climatisation. Son avocate, Menya-Arab-Tigrine, alerte sur un « risque de décès à la mère comme à l’enfant à naître ».

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En bref

  • Rupture de la poche des eaux le 19 juin, retour en cellule surchauffée
  • Plainte pour mise en danger de la vie d’autrui contre l’administration
  • Demande de mise en liberté avant l’accouchement prévu le 24 août

Rupture de la poche des eaux et escorte tardive vers le CHU d’Orléans

Le terme de la grossesse de Sarah B. est fixé au 24 août. Dans la nuit du 19 au 20 juin, une rupture partielle de la poche des eaux est constatée dans sa cellule, selon RTL. Elle est alors transférée vers le CHU d’Orléans sous escorte, que la plainte décrit comme partie avec « un retard important ».

Couloir d'hôpital avec porte de chambre sécurisée, suivi médical détenue enceinte
Image d’illustration © Toptenplay

L’administration pénitentiaire justifie ce délai par le recours à une escorte de niveau 4, réservée aux profils jugés sensibles et nécessitant la présence des forces de l’ordre. Ce type de dispositif implique une mobilisation spécifique qui peut allonger les délais d’intervention.

À l’hôpital, les soignants décident d’une hospitalisation immédiate. Sarah B. affirme avoir été placée durant environ six heures dans une pièce qu’elle juge insalubre, sans recevoir de soins. L’administration pénitentiaire conteste cette version et parle d’une chambre sécurisée à l’intérieur du CHU.

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Les femmes enceintes en détention

En France, les femmes enceintes peuvent être maintenues en détention provisoire jusqu’à l’accouchement. Les établissements pénitentiaires sont tenus d’assurer leur suivi médical, mais la prise en charge sanitaire relève des équipes soignantes et non de l’administration pénitentiaire elle-même. Les épisodes de canicule, de plus en plus fréquents, posent des questions spécifiques sur l’adaptation des cellules aux personnes vulnérables.

Retour en cellule de 9 m² sans climatisation, contre l’avis des soignants

Après la signature d’une décharge, et contre l’avis des soignants selon le récit de la plainte, Sarah B. regagne sa cellule de 9 m², dépourvue de climatisation. Déjà mère de trois enfants et avec des antécédents de grossesses compliquées, elle dit « subir de plein fouet l’épisode de canicule ».

Cellule de prison exiguë avec forte chaleur, conditions de détention canicule
Image d’illustration © Toptenplay

Son avocate pointe le danger particulier que représente la chaleur dans ce contexte médical précis. « Il faut imaginer la température qu’il fait dans 9 mètres carrés, sans climatisation, et les problèmes sanitaires que cela entraîne », déclare Menya-Arab-Tigrine à RTL. Elle juge cette chaleur « accablante » et « dangereuse », propice aux infections dans un contexte de poche des eaux fissurée.

L’avocate va plus loin dans sa déclaration : « Les vies de ma cliente et de son bébé, depuis la fissure de sa poche des eaux, sont en danger immédiat. Ce n’est pas une mesure de confort ; c’est simplement leur permettre d’échapper à la mort. » Elle dénonce également des « pressions psychologiques » avec des propos rapportés tels que « Tu accoucheras seule dans ta cellule, le bébé sortira tout seul », alors que les permis de visite au parloir sont censés être transposés à l’hôpital.

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