
L’homme qui les a découverts les a conduits auprès de sa famille, où ils ont été accueillis avant d’être pris en charge par les services de santé. Les enfants ont ensuite été admis en observation à l’hôpital de Setubal.
Le récit rapporté par la famille qui les a recueillis donne un élément particulièrement marquant de l’affaire : selon la mère du boulanger qui les a pris en charge, les enfants auraient eu les yeux bandés et auraient cru participer à un jeu avant d’être laissés sur place. Cet élément reste rapporté comme un témoignage, dans le cadre d’une enquête encore en cours.
Une disparition signalée à Colmar onze jours plus tôt
L’affaire avait commencé en France. Le père des enfants avait signalé leur disparition le 11 mai à Colmar, dans l’est du pays. Les garçons ont été retrouvés au Portugal plus d’une semaine après ce signalement.

Le tribunal de Setubal a indiqué que, selon les informations recueillies dans la procédure, les enfants résidaient avec leur mère en France. Les parents sont séparés et le père dispose, d’après la même source judiciaire, d’un droit de visite limité et supervisé.
Après leur sortie de l’hôpital, la juge aux affaires familiales compétente au Portugal a ordonné leur placement en famille d’accueil. Cette mesure vise à assurer leur protection immédiate, dans l’attente d’une éventuelle procédure de retour vers la France.
La mère et son compagnon arrêtés dans la ville de Fatima
La mère des enfants, une Française de 41 ans identifiée comme Marine R., a été arrêtée jeudi 21 mai à Fatima, dans le centre du Portugal. Son compagnon, âgé d’environ 55 ans selon les informations citées par la presse, a été interpellé avec elle.

D’après les autorités portugaises citées par Midi Libre avec l’AFP, le couple est soupçonné de faits de maltraitance, de mise en danger et d’abandon. Il devait pouvoir être entendu par un juge d’instruction au tribunal de Setubal.
Avant leur arrestation, les deux adultes auraient été repérés à Fatima après avoir passé plusieurs heures assis à une terrasse. Leur présence aurait éveillé les soupçons d’une habitante, qui a donné l’alerte.
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