La destination est déjà arrêtée. « Israël de toute façon, c’est la seule destination qu’un juif habitant du monde peut avoir, peut espérer », explique-t-il avec une conviction nourrie par l’histoire. Cette certitude s’appuie sur une comparaison glaçante : « Avant, quand on était persécuté, c’était Auschwitz. Maintenant, c’est Israël ».
Le parallèle, brutal, dit tout de sa vision du monde contemporain. Israël n’apparaît plus comme un choix parmi d’autres, mais comme l’ultime refuge face à la résurgence des persécutions. « Heureusement qu’on a Israël », ajoute-t-il, soulignant le caractère vital de cette échappatoire.
Une nuance subsiste néanmoins dans ce scénario d’exil. « Il ne faut pas y aller forcé, il faut aller de son plein gré en Israël », précise l’artiste. Cette distinction entre départ choisi et fuite contrainte témoigne d’une dernière dignité revendiquée : partir debout plutôt que chassé. Un principe qui résonne avec toute l’histoire d’un homme ayant déjà dû quitter l’Algérie en 1961, et qui refuse de revivre ce traumatisme sur le sol français.
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