Pour le chanteur, la destination ne fait aucun doute. « Israël de toute façon, c’est la seule destination qu’un juif habitant du monde peut avoir, peut espérer », affirme-t-il avec une conviction qui résonne comme un constat historique. Sa comparaison saisit par sa brutalité : « Avant, quand on était persécuté, c’était Auschwitz. Maintenant, c’est Israël ». Une formule choc qui mesure l’abîme entre hier et aujourd’hui, entre la déportation et le refuge.
Mais l’octogénaire insiste sur une nuance capitale. « Heureusement qu’on a Israël. Mais il ne faut pas y aller forcé, il faut aller de son plein gré en Israël », précise-t-il. Un départ choisi plutôt que subi, une émigration volontaire plutôt qu’un exil contraint. La distinction révèle toute l’ambivalence d’un homme attaché à la France mais prêt à rompre si l’arrivée au pouvoir de l’acolyte de Jordan Bardella venait confirmer ses pires craintes.
Cette déclaration fracassante dépasse le simple positionnement politique. Elle traduit l’angoisse profonde d’une partie de la communauté juive française face aux évolutions électorales et sécuritaires du pays.
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