Un homme a été condamné mardi 26 mai 2026 par le tribunal de Mont-de-Marsan après la mort d’une étudiante de 19 ans dans un accident survenu près de Garein, dans les Landes. Selon Midi Libre, le conducteur avait reconnu avoir roulé entre 140 et 150 km/h, de nuit, avec un véhicule qui n’avait qu’un phare.
En bref
- —Une étudiante de 19 ans tuée
- —Deux ans de prison ferme
- —Vitesse reconnue : 140 à 150 km/h
Un choc mortel sur une départementale des Landes
Le drame remonte au 24 janvier 2025, vers 17 heures, à hauteur de Garein, dans les Landes. La victime, une étudiante de 19 ans, rentrait de Bordeaux lorsqu’elle a été percutée par une BMW arrivant en face, sur une départementale fréquentée ce soir-là.

La collision a été d’une extrême violence. La jeune femme est morte sur le coup, rapporte Midi Libre, qui cite Sud Ouest. Avant le choc fatal, l’automobiliste aurait déjà percuté plusieurs véhicules.
Un témoin cité dans l’article décrit une circulation dense, « dans les deux sens », et une route plongée dans l’obscurité. C’est dans ce contexte que la BMW aurait multiplié les manœuvres dangereuses avant d’entrer en collision avec la voiture de l’étudiante.
Vitesse, phare manquant et dépassements dangereux
Au cœur du dossier figure la conduite reprochée au prévenu. Lors de sa garde à vue, l’automobiliste a fini par reconnaître avoir roulé « entre 140 et 150 km/h », après avoir d’abord affirmé qu’il circulait à 70 km/h.

Les témoignages rapportés à l’audience décrivent aussi une BMW qui roulait avec un seul phare. « Il faisait nuit noire ce soir-là », a expliqué une autre victime de l’automobiliste, selon Midi Libre. Cette même personne affirme que le véhicule « doublait sans mettre le clignotant ».
Ces éléments forment une accumulation de risques : vitesse très élevée, visibilité dégradée, circulation dans les deux sens et dépassements. L’article ne donne pas davantage de détails techniques sur l’enquête, mais les faits évoqués à l’audience ont pesé lourd dans la perception du dossier.
Une attitude qui a choqué les témoins
Au-delà de la conduite, c’est l’attitude du conducteur qui a fortement marqué les témoins. Devant le tribunal de Mont-de-Marsan, l’un d’eux a rapporté qu’après l’accident, l’homme « hurlait et insultait la conductrice décédée ».

Selon Midi Libre, ce comportement ne se serait pas arrêté sur les lieux du drame. Aux urgences, l’automobiliste aurait rigolé de la situation, un élément qui a renforcé le sentiment de mépris décrit par les personnes présentes.
Malgré l’aveu d’une vitesse comprise entre 140 et 150 km/h, le conducteur aurait continué à rejeter la responsabilité sur l’étudiante de 19 ans. Le prévenu était absent lors de son jugement, mardi 26 mai 2026.
Deux ans ferme, et une famille qui parle de meurtre
Le tribunal de Mont-de-Marsan a condamné l’automobiliste à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. La peine comprend donc deux ans de prison ferme. Il lui est également interdit de repasser son permis de conduire pendant deux ans.

La décision judiciaire n’efface pas la colère de la famille de la victime. « Pour moi, ce n’est pas un homicide involontaire. Quand on roule à 140 km/h, de nuit, sans phare, route de Sabres, c’est un meurtre ! », a déclaré le père de la jeune femme, cité par Midi Libre.
L’article précise aussi que l’homme avait déjà été condamné en 2019 par le juge des enfants pour viol sur mineur. Cette mention figure dans le compte rendu d’audience, sans lien direct établi avec les circonstances de l’accident mortel.
Pour comprendre
L’affaire a été jugée à Mont-de-Marsan plus d’un an après l’accident mortel du 24 janvier 2025. La qualification d’homicide involontaire est contestée dans les mots par le père de la victime, qui insiste sur l’accumulation des comportements dangereux décrits dans le dossier.
Ce dossier met en lumière une succession de comportements routiers à très haut risque : vitesse excessive, conduite de nuit avec un phare manquant et dépassements dangereux. Le tribunal a prononcé deux ans de prison ferme, mais la famille de l’étudiante tuée retient surtout la violence du choc, l’attitude du conducteur et le sentiment qu’une vie de 19 ans a été fauchée dans des circonstances évitables.


