L’une des femmes montées sur scène a alors posé ostensiblement la main sur le sexe de l’animateur. La suite des événements s’est déroulée rapidement : Patrick Sébastien s’est positionné face à elle, dos au public, avant de sembler défaire son pantalon et baisser un sous-vêtement. La spectatrice s’est alors agenouillée et a réalisé un geste s’apparentant à une fellation pendant quelques secondes, avant de se relever.
Cette séquence s’est déroulée devant les 2.000 spectateurs venus assister au concert ce jour-là. Si le public était majoritairement composé d’adultes, conformément au caractère libertin du lieu, certains d’entre eux étaient accompagnés de leurs enfants. Un détail qui transforme radicalement la nature juridique de l’incident.
La présence de mineurs lors d’un tel acte constitue précisément l’élément aggravant que les enquêteurs examinent aujourd’hui avec attention. Car au-delà du caractère spectaculaire de la scène, c’est bien cette dimension qui pourrait faire basculer l’affaire du simple dérapage scénique vers une infraction pénalement répréhensible.

La Défense De Patrick Sébastien Et Le Renvoi De Responsabilité
Face aux accusations, Patrick Sébastien a immédiatement contesté la qualification des faits. Interrogé par Mediapart, l’animateur a affirmé que l’acte était « mimé » par la spectatrice et qu’il « conteste tout comportement d’ordre sexuel ». Une ligne de défense qui repose sur l’idée d’une mise en scène théâtrale plutôt que d’un acte réel.
Son avocat, Me Robin Binsard, a choisi une stratégie offensive en renvoyant l’entière responsabilité sur « cette femme qui faisait partie du public », dont « l’intervention n’était ni prévue ni souhaitée ». Sur RTL, Patrick Sébastien a d’ailleurs martelé : « S’il doit y avoir une plainte, c’est contre la nana, ce n’est pas contre moi. Moi, je ne fais rien. Je ne lui demande rien. »
Concernant la présence de mineurs, la défense adopte un angle différent. Me Binsard a souligné que son client « ignore » si des enfants étaient effectivement présents, tout en questionnant « le choix des organisateurs de les admettre » dans un lieu où « des hommes et femmes du public étaient dénudés ou en tenue fortement suggestive ». Patrick Sébastien a renchéri en déclarant : « Moi, je n’amène pas mes enfants dans un endroit libertin. »
Cette stratégie vise à déplacer le débat juridique du comportement de l’artiste vers la responsabilité des parents et des organisateurs. Mais cette version des faits allait rapidement être confrontée à des éléments nouveaux susceptibles de fragiliser sérieusement cette ligne de défense.

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