« J’avais tout et j’ai tout perdu », répète-t-elle comme une litanie. Derrière cette phrase simple se cache la trajectoire de milliers d’anonymes engloutis par la spirale de la précarité. Son déchirant appel à l’aide résonne dans le silence assourdissant des institutions. Jeudi approche, et avec lui la perspective d’une errance totale. Dans sa chambre de Labège, Christiane attend qu’une voix réponde enfin à son cri, avant que la rue ne devienne son ultime refuge.
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