
Selon l’article source, l’adolescente aurait vécu près de deux ans dans ce logement, sans être scolarisée, sans suivi médical régulier et presque jamais aperçue par le voisinage. La pièce où elle se trouvait est décrite comme une chambre sans fenêtre, aux airs de cagibi.
Cette découverte fait changer d’échelle l’enquête. Les investigations ne portent plus seulement sur des fichiers ou des échanges numériques, mais sur la situation concrète d’une mineure isolée, privée des protections ordinaires de l’école, de la santé et des services sociaux.
Une paternité reconnue aux Philippines, puis contestée
Guy C. affirme que l’adolescente est sa fille. Mais, selon les éléments rapportés, il n’en serait pas le père biologique et n’aurait jamais été le compagnon de sa mère. Il l’aurait reconnue en 2018 devant un notaire aux Philippines, une démarche ensuite validée par l’ambassade de France.

Cette reconnaissance aurait permis l’obtention d’un passeport et l’arrivée de l’enfant en France. Une fois dans l’Aude, Guy C. aurait perçu des prestations de la Caf en tant que parent isolé, alors même que l’enfant n’était ni scolarisée ni suivie médicalement.
Pour les enquêteurs, cette séquence administrative est centrale. Elle pose la question du contrôle des reconnaissances de paternité à l’étranger, de leur validation consulaire et des recours possibles lorsque la justice soupçonne une instrumentalisation de l’état civil.
Pour comprendre
Les reconnaissances de paternité établies à l’étranger peuvent produire des effets administratifs importants, notamment pour l’état civil et les documents de voyage. Dans ce dossier, la justice cherche à déterminer si ces démarches ont été utilisées pour déplacer des enfants sous couvert de liens familiaux déclarés.
Le rôle déclencheur d’un disque dur signalé
L’enquête trouve son origine en février 2023, à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Un client récupère un disque dur après réparation et découvre qu’il ne lui appartient pas. En l’ouvrant, il tombe sur des images impliquant deux petites filles asiatiques, selon le récit de l’article source.

Le support est rendu à la société d’informatique, qui comprend l’erreur et alerte la gendarmerie. Le véritable propriétaire est alors identifié : Guy C., domicilié à Port-Leucate. Les enquêteurs relèvent ensuite, sur ses supports numériques, des éléments décrits comme très préoccupants par les experts cités dans la procédure.
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